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Histoire du Japon moderne et contemporain : permanences et ruptures

Histoire du Japon moderne et contemporain : permanences et ruptures

1er et 3e jeudis du mois de 11 h à 13 h (salle 7, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 3 novembre 2016 au 15 juin 2017

Ce séminaire a pour objectif de présenter des recherches novatrices et des travaux récents en sciences humaines et sociales sur le Japon moderne et contemporain. Les conférences seront données par des membres du Centre de recherches sur le Japon et par des intervenants extérieurs. Les thèmes abordés iront de l’histoire à la sociologie en passant par l’économie, l’anthropologie, l’éducation, ou encore l’insertion du Japon dans diverses dimensions internationales. Le séminaire s’adresse à tous les étudiants de niveau master ou doctorat qui souhaitent approfondir leurs connaissances de la civilisation du Japon, et aux auditeurs libres, après accord des responsables. Les conférences se tiendront en français, en japonais avec traduction française, ou en anglais.

 

3 novembre :   Fabian SCHÄFER  (Friedrich-Alexander-Universität Erlangen-Nürnberg) : « Much Ado About 'Nothing': The Kyōto-School as 'Media Philosophy' » 

17 novembre : Annick HORIUCHI (Université Paris Diderot) : « Les interprètes de Nagasaki au XVIIIe siècle : statut et identité »    

1 décembre :   Kiri PARAMORE (Université de Leiden) : « Using and Abusing the Sinosphere: Diplomacy, Statecraft and Individual in Early Modern East Asia.»

15 décembre : 12ème colloque de la SFEJ organisé à l’Université Jean Moulin - Lyon 3 

19 janvier :      Robert TUCK (Université de Montana) « Idly Scribbling Rhymers: Poetry and Community in Nineteenth Century Japan »

2 février :       Yuliya OSADCHA FERREIRA (Université de Kiev) : « Literary process in Modern Japan: Tendencies, Keynotes and Accomplishments »

16 février :     Yola GLOAGUEN (Collège de France) : « Construire une maison moderne dans le Japon des années 1920 et 1930: divergence et harmonisation des savoirs faire et des techniques dans le processus de création architecturale »

2 mars :         Cléa PATIN  (Université Jean Moulin -Lyon 3) : « La fabrique de l'art dans le Japon moderne et contemporain »

16 mars :       Nathan HOPSON (Université de Nagoya) : « People and Nations are Built on Food: School Meals as National Defense in Prewar Japan  »

20 avril :        Federico MARCON (Université de Princeton) : « The Happy, Risky Life of Moneychangers in Early Modern Japan »

4 mai :           Aline HENNINGER (INALCO/CEJ) : « La socialisation à l'amour et à la sexualité chez les écoliers japonais »

18 mai :         NAKAJIMA Takahiro (Université de Tôkyô) : « Confucianism in Modern Japan »


 

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UMR 8173 Chine Corée Japon

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Le marché japonais à l’épreuve de la spéculation

Conference - Jeudi 02 mars 2017 - 11:00Cléa PATIN, Maître de conférence à l’Université Jean Moulin -Lyon 3, donnera une conférence dans le séminaire collectif du Centre Japon le 2 mars 2017.Le rôle très actif des Japonais sur le marché de l’art international dans la seconde moitié des années 1980 a fait couler beaucoup d’encre, tant dans la presse nationale et étrangère, que les magazines spécialisés. Aux États-Unis et en Europe surtout, les Japonais ont été accusés de s’approprier de manière indue les « trésors » des pays occidentaux. Certes, le marché de l’art, dominé par les acheteurs nippons, a fourni un exemple très pur des phénomènes d’enchaînement des records, dans un objectif de rendement à court terme. De nouveaux opérateurs issus des milieux d’affaires et de la finance, rassurés par la publicité des prix en ventes publiques, stimulés par la liquidité potentielle des biens d’art et grisés par leur pouvoir d’achat, ont alors commencé à acquérir des œuvres en masse à New York, Londres ou Paris, avec le soutien de leurs mar­chands. Parallèlement, d’autres acheteurs – surtout de grands entrepre­neurs – ont aussi caressé des idéaux qui transcendaient leur sens des affaires. Heureux et fiers de pouvoir enfin posséder des chefs-d’œuvre internationalement reconnus, ils ont cherché à ouvrir leurs collections, à faire venir au Japon des tableaux dont beaucoup n’avaient vu que des reproductions, à diffuser l’art au sein de la société. La bulle a-t-elle donc mis en place des forces profondes, le Japon souhaitant agir dans le concert des nations sur la scène artistique mondialisée ? Les Japonais de l’époque ont-ils véritablement assumé une ambition de dominer le mar­ché international ? Quelles ont été les conséquences de l’éclatement de la bulle sur le quotidien des galeries et les mentalités ?Si à l’époque la presse occidentale était particulièrement critique et acerbe, il ressort aujourd’hui que c’est bel et bien le Japon, victime d’asymétries informationnelles très fortes avec les vendeurs occidentaux, qui est sorti grand perdant de cette période d’emballement. Aussi conjoncturelle soit-elle, la parenthèse de la bulle spéculative a imprimé dans l’inconscient collectif un profond traumatisme, qui n’a pas fini de han­ter les acteurs du marché de l’art. Nous verrons d’abord que les années 1987-1989, ont vu s’opérer un élargissement spectaculaire du marché. Grisés par leurs succès financiers, des spéculateurs ont dès lors perçu dans l’investissement artistique un moyen de diversifier leur acti­vité, de contourner les restrictions tardives imposées par les autorités sur les autres marchés, voire de mener quelques opérations peu licites à des fins de refinancement ou d’évasion fiscale. Malgré un léger décalage sur le marché de l’art, tous ont cependant été rattrapés par la récession au début des années 1990, qui a engendré faillites et scan­dales en chaîne, ainsi qu’un reflux massif des œuvres.(...)

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