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Patrick Beillevaire

Directeur de recherche émérite au CNRS
Laboratoire(s) de rattachement : UMR 8173 Chine Corée Japon

Coordonnées professionnelles

beillev[at]ehess.fr

Thèmes de recherche et d’enseignement

Histoire et ethnologie d’Okinawa

  • Relations des Occidentaux avec le royaume des Ryûkyû au XIXe siècle ; la politique étrangère de Satsuma à la veille de la Restauration de Meiji.

  • La situation politique aux Ryûkyû de la période du han (1872-1879), ou Ryûkyû shobun, à la Guerre sino-japonaise (1894-1895).

  • Histoire culturelle du département d'Okinawa :
    - La politique d’assimilation (ou "japonisation") ; attitude des élites locales avant et après 1945 ; origines et développement du Fukki undô ; évolution des études historiques et ethnologiques sur Okinawa.
    - La construction du statut de minorité nationale des habitants d’Okinawa dans les discours politique et universitaire contemporains : comment se concilient l’affirmation du particularisme culturel et la revendication d’égalité au sein de la communauté nationale ?
    - Les céramiques Ryûkyû koten-yaki dans une perspective historique.

  • Recherches ethno-historiques sur les fonctions religieuses et les rites dans le royaume des Ryûkyû aux XVIe et XVIIe siècles : du village au royaume.

Autres sujets

  • Le Japon dans les relations des voyageurs français de la fin de l’époque d’Edo et de l’ère Meiji ; opinions françaises sur le Japon au XIXe siècle et au début du XXe.

  • Communauté et individu dans la pensée japonaise depuis l'ère Meiji.

  • La proto-industrialisation de Satsuma à la veille de la Restauration de Meiji.

Principales publications

Livres

  • Okinawa1930. Notes ethnographiques de Charles Haguenauer. Editées et commentées par Patrick Beillevaire. Paris, Bibliothèque de l’Institut des hautes études japonaises, Collège de France (diffusion De Boccard), 2010, 326 p., fig., pl., photos. Article sur cet ouvrage

  • Ryûkyû Studies to 1854 and since 1854: Western Encounter, Part 1 and Part 2. 西洋の出会った大琉球、 第一期、第二期. Richmond : Curzon Press ; Tôkyô : Synapse, 2000, 2002, 10 volumes 十巻, 1594 p., 2015 p. Présentation

  • Le voyage au Japon : Anthologie de textes français, 1858-1908. Paris : Robert Laffont, collection Bouquins, nov. 2001, 1067 p. 

  • Un missionnaire aux îles Ryûkyû et au Japon à la veille de la restauration de Meiji. Louis Furet (1816-1900). Paris : Archives des Missions Etrangères de Paris, " Etudes et documents, 7", 1999, v-248 p.

  • Le Japon en langue française : Ouvrages et articles publiés de 1850 à 1945, (Bibliographie), Paris, Éditions Kimé, 1993, 246 p.

Direction d’ouvrages

  • Le Japon. Sélection du Reader's Digest (« Les grands voyageurs racontent »), 2007, 192 p. 

  • (En collaboration avec Jean-Paul Honoré) Mots: les langages du politique (« Discours d’Asie: Identités et ruptures »), n°66, juillet 2001 (ENS, LSH Lyon), 159 p.

  • (En collaboration avec Anne Gossot) Japon pluriel. Actes du premier colloque de la Société française des études japonaises (16-17 décembre 1994). Arles : Éditions Philippe Picquier, 1995, 468 p.

Articles et chapitres de livres/Articles and chapters of books

Sur Okinawa

  • « Accounting for Transient Hopes : The French Involvement in Shimazu Nariakira’s Plan to Open Trade with the West in Ryūkyū », International Journal of Okinawan Studies, vol. 1, n° 2, décembre 2010, pp. 53-83.

  • « Les Missions étrangères de Paris et la résurgence de la question chrétienne dans le Japon du XIXe siècle [Sur le séjour d’Augustin Forcade à Okinawa] », in Les Écritures de la mission en Extrême-Orient (Chine, Asie du Sud-Est, Japon)Le choc de l’arrivée, XVIIIe-XXe siècles : de l’attente à la réalité, sous la direction de Catherine Marin. Turnhout : Brepols, 2007 (pp. 207-309). 

  • « La place d’Okinawa dans les relations entre l’Occident et le Japon », in La Rencontre du Japon et de l’Europe : Images d’une découverte (Actes du troisième colloque d’études japonaises de l’Université Marc Bloch), sous la direction de Sakae Murakami-Giroux. Aurillac : Publications orientalistes de France (avec le Centre Européen d’études japonaises d’Alsace et  le département d’études japonaises de l’Université Marc Bloch), 2007 (pp. 21-35).

  • « Okinawa: disparition et renaissance d'un département », in Le Japon contemporain, sous la direction de J.-M. Bouissou. Paris : Fayard-CERI, 2007 (pp. 339-356). 

  • « Agari-umâi, or the Eastern Tour. A Ryûkyûan royal ritual and its transformations », in Pilgrimages and Spiritual Quest in Japan, Maria Rodriguez del Alisal, Peter Ackermann, and Dolores P. Martinez (eds.). London and New York : Routledge, 2007 (pp. 107-119).

  • 「ヨーロッパの琉球認識」(La découverte des Ryûkyû par l’Europe) 沖縄県文化振興会(編集)『沖縄県史・近世』南風原、公文書管理部、史料編集室、2005年 (pp. 575-610).

  • « On the links between Busa (Maso) and onari-gami », in Japaneseness versus Ryûkyûanism, Josef Kreiner (ed.). Bonn : Bier’sche Verlaganstalt , Japan-Archiv, vol. 8, 2006 (pp. 87-101). Lire l'article

  • « Langue et écriture à Okinawa : un aperçu historique », in Langue, lecture et école au Japon, sous la direction de Christian Galan et Jacques Fijalkow. Arles : Éditions Philippe Picquier, 2006 (pp. 73-96). 

  • 「EUの視点から見た沖縄のカルチュラルアイテンティティと自立性」(Les questions de l’autonomie et de l’identité culturelle d’Okinawa vues de l’Union européenne)『グローバリゼーションのなかの沖縄(国際シンポジウム)』宜野湾、沖縄国際大学、沖国大ブックレット、第12号、2004年、61—74頁、97−100頁.

  • « Review article: The Demise of the Ryukyu Kingdom. Western Accounts and Controversy. Edited with notes by Eitetsu Yamaguchi and Yuko Arakawa. Ginowan : Yôjushorin, 2002, xxiv-270 pp. », The Ryukyuanist, n°62, Winter 2003-2004 (pp. 1-5).

  • 「琉球王国におけるフランスの海軍、外交、宣教資料について」『前近代日本の史料遺産プロジェクト研究集会報告集、2001—2002年』東京大学、史料編纂所、2003年(282-295頁).

  • « Les noms d’Okinawa. Une japonité singulière », Mots: les langages du politique, « Discours d'Asie: Identités et ruptures », numéro coordonné par P. Beillevaire et J.-P. Honoré, n° 66, juillet 2001 (pp. 71-89).

  • « Wavering Attention. French Governmental Policy Towards the Ryûkyû Kingdom », in Ryûkyû in World History, Josef Kreiner (ed.). Bonn : Bier’sche Verlagsanstalt, JapanArchiv, 2001 (pp. 181-260). 

  • 「資料を通して見た十九世紀におけるフランスの対琉球関心 (L’intérêt de la France pour les Ryûkyû au XIXe siècle à travers les archives)」(5−21頁);「フランス政府の対琉球王国政策 (La politique de la France à l’égard du royaume des Ryûkyû」(23−66頁)、その他『フランスにおける琉球関係資料の発掘とその基礎的研究』赤嶺政信(編)、西原、琉球大学、法文学部、2000年3月.

  • « Assimilation from within, appropriation from without: The folklore-studies and ethnology of Ryukyu/Okinawa », in Anthropology and Colonialism in Asia and Oceania, Jan van Bremen and Akitoshi Shimizu (eds.). Richmond : Curzon Press, 1999 (pp. 172-196). 

  • « Spatial characterization of human temporality in the Ryukyus », inInterpreting Japanese Society. Anthropological approaches, Updated edition [1st edition 1986], Joy Hendry (ed.). London and New York : Routledge, 1998 (pp. 31-41). 

  • « Scholars, officers, and missionaries: A history of French sources on Ryûkyû », and « General bibliography of Ryûkyû-related books and articles published in France », in Sources of Ryûkyûan History and Culture in European Collections, Josef Kreiner (ed.). München : Iudicium Verlag, 1996 (pp. 91-128 ; 239-268). 

  • « Heavenly affinities and discrepancies: Father Leturdu’s early ethnographic account of Okinawa (1846-48) », in Religion in Japan. Arrows to heaven and earth, P. F.Kornicki and I. J. McMullen (eds.). Cambridge : Cambridge UP, 1996 (pp. 156-178).

  • « Okinawa, un archipel sous influences », Hérodote, n°78-79, 1995 (pp. 212-239).

  • « L’intérêt savant pour les Ryûkyû dans l’Europe des XVIIIe et XIXe siècles », in Japon pluriel. Actes du premier colloque de la Société française des études japonaises (16-17 décembre 1994), Patrick Beillevaire et Anne Gossot (eds.). Arles : Éditions Philippe Picquier, 1995 (pp. 119-131).

  • « Au seuil du Japon: le mémoire du Père Gaubil sur les Ryûkyû et ses lecteurs », L’Ethnographie, LXXXVI (2), 1990, n° 108 (pp. 15-53).

  • « Le Sutsu Upunaka de Tarama Jima: description d’un rite saisonnier et analyse du symbolisme spatial sur une île des Ryûkyû, Japon », Bulletin de l’École Française d’Extrême-Orient, LXXI, 1982 (pp.217-257).

Sur le Japon, excepté Okinawa

  • « Comment le Japon a échappé à l'orientalisme (de l'Occident) », in Après l'orientalisme. L'Orient créé par l'Orient, François Pouillon et Jean-Claude Vatin (dir.), Paris, Éditions Karthala, 2011, (pp 195-214). 

  • Trente notices biographiques relatives à la japonologie française, inDictionnaire des orientalistes de langue française, sous la direction de François Pouillon. Paris, Éditions Karthala, 2008. 

  • « La participation de la Société des Missions étrangères de Paris à l’ouverture intellectuelle du Japon », Histoire et missions chrétiennes, n° 7, septembre 2008 (pp. 79-105).

  • « Preparing for the Next War : French Diplomacy and the Russo-Japanese War », in Rethinking the Russo-Japanese War, 1904-1905. Volume II, John W. M. Chapman, Inaba Chiharu (eds.). Folkestone, Global Oriental, 2007 (pp. 73-87). 

  • « Les Missions étrangères de Paris et la résurgence de la question chrétienne dans le Japon du XIXe siècle [Sur la “découverte des chrétiens cachés” par Bernard Petitjean] », in Les Écritures de la mission en Extrême-Orient (Chine, Asie du Sud-Est, Japon). Le choc de l’arrivée, XVIIIe-XXe siècles : de l’attente à la réalité, sous la direction de Catherine Marin. Turnhout : Brepols, 2007 (pp. 207-309). 

  • 「ルイ・フュレ (Louis Furet)」『市史研究横須賀』第6号、2007年3月(pp. 31-36).

  • « The impact of the war on the French political scene », in The Impact of the Russo-Japanese War, Rotem Kowner (ed.). London and New York : Routledge, 2007 (pp. 124-136). 

  • « Après La Bataille : l’égarement japonophile de Claude Farrère », Les Carnets de l’exotisme 5 (Faits et imaginaires de la Guerre russo-japonaise), Éditions Kailash, 2005 (pp. 223-246).

  • « Le Japon ou la quête de soi », in Savoirs du lointain et sciences sociales, sous la direction de Alain Mahé et Kmar Bendana. Saint-Denis : Editions Bouchene, 2004 (pp.43-59).

  • « L’opinion française et le Japon à l’époque de la guerre russo-japonaise »,Cipango, n°9, 2000 (pp.185-232).

  • 「20世紀初頭の日本、フランス社会主義者の視点ー特に日露戦争を巡る日本社会と日本人のイメージ」『日本文化研究所研究報告』(東北大学)第32号、1996年3月(158ー170頁).

  • « La famille japonaise », Historiens et géographes, n° 344, juin-juillet 1994 (pp. 325-335).

  • « Le Japon, une société de la maison » et « La famille, instrument et modèle de la nation japonaise », in Histoire de la famille, sous la direction de A. Burguière, C. Klapisch-Zuber, M. Segalen, F. Zonabend. Nouvelle édition revue et mise à jour. Paris : Livre de Poche, A. Colin, 3vol., 1994 [1re édition 1986, English, Italian and Spanish translations], vol.2 (pp. 287-340) ; vol. 3 (pp. 315-350).

  • « L’autre de l’autre. Contribution à l’histoire des représentations de la femme japonaise » et « La littérature française sur le Japon », Mots (« Parler du Japon »), n°41, décembre 1994 (pp. 56-98).

  • « French Approaches to Japanese Studies: On their links with intellectual milieus and traditions », in Othernesses of Japan. Historical and cultural influences on Japanese studies in ten countries, Harumi Befu and Josef Kreiner (eds.). München : Iudicium Verlag, 1992 (pp. 125-140).

  • « Dieux et ancêtres dans l’espace villageois japonais », L’Homme, 117, 1991 (pp. 34-65).

  • « Le Japon, la création continuée » (En collaboration avec Laurence Caillet), inTracés de fondation, sous la direction de Marcel Détienne. Louvain-Paris : Peeters, 1990 (pp.19-29).

  • « Du panthéisme japonais », Revue de l’histoire des religions, CCV (4), 1988 (pp. 399-413).

  • « Ethos et oïkos: figures familiales de la vie collective au Japon », in Le Japon et son double, logiques d’un autoportrait, sous la direction d’A. Berque. Paris : Masson, 1987 (pp. 31-43).

  • « Sujet, individu, espace public au Japon », Sciences Sociales du Japon Contemporain, n° 4, 1983 (pp. 57-84).

  • « Évolution du mode de vie et des attitudes à l’égard du travail au Japon » (en collaboration avec Miyajima Takashi), Sciences Sociales du Japon Contemporain, n° 4, 1983 (pp. 7-55).

Autres sujets

  • « Mauss dans la tradition durkheimienne: de l’individu à la personne » (En collaboration avec Alban Bensa), Critique, n° 445-6,1984 (pp. 532-541) [Reproduit dans/Reprinted in Alban Bensa, La Fin de l’exotisme, Anacharsis, 2006].

Principales conférences et interventions

Hors de France

En France (sauf séminaires de l’EHESS)

EHESS
CNRS
UMR 8173 Chine Corée Japon

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Le marché japonais à l’épreuve de la spéculation

Conference - Jeudi 02 mars 2017 - 11:00Cléa PATIN, Maître de conférence à l’Université Jean Moulin -Lyon 3, donnera une conférence dans le séminaire collectif du Centre Japon le 2 mars 2017.Le rôle très actif des Japonais sur le marché de l’art international dans la seconde moitié des années 1980 a fait couler beaucoup d’encre, tant dans la presse nationale et étrangère, que les magazines spécialisés. Aux États-Unis et en Europe surtout, les Japonais ont été accusés de s’approprier de manière indue les « trésors » des pays occidentaux. Certes, le marché de l’art, dominé par les acheteurs nippons, a fourni un exemple très pur des phénomènes d’enchaînement des records, dans un objectif de rendement à court terme. De nouveaux opérateurs issus des milieux d’affaires et de la finance, rassurés par la publicité des prix en ventes publiques, stimulés par la liquidité potentielle des biens d’art et grisés par leur pouvoir d’achat, ont alors commencé à acquérir des œuvres en masse à New York, Londres ou Paris, avec le soutien de leurs mar­chands. Parallèlement, d’autres acheteurs – surtout de grands entrepre­neurs – ont aussi caressé des idéaux qui transcendaient leur sens des affaires. Heureux et fiers de pouvoir enfin posséder des chefs-d’œuvre internationalement reconnus, ils ont cherché à ouvrir leurs collections, à faire venir au Japon des tableaux dont beaucoup n’avaient vu que des reproductions, à diffuser l’art au sein de la société. La bulle a-t-elle donc mis en place des forces profondes, le Japon souhaitant agir dans le concert des nations sur la scène artistique mondialisée ? Les Japonais de l’époque ont-ils véritablement assumé une ambition de dominer le mar­ché international ? Quelles ont été les conséquences de l’éclatement de la bulle sur le quotidien des galeries et les mentalités ?Si à l’époque la presse occidentale était particulièrement critique et acerbe, il ressort aujourd’hui que c’est bel et bien le Japon, victime d’asymétries informationnelles très fortes avec les vendeurs occidentaux, qui est sorti grand perdant de cette période d’emballement. Aussi conjoncturelle soit-elle, la parenthèse de la bulle spéculative a imprimé dans l’inconscient collectif un profond traumatisme, qui n’a pas fini de han­ter les acteurs du marché de l’art. Nous verrons d’abord que les années 1987-1989, ont vu s’opérer un élargissement spectaculaire du marché. Grisés par leurs succès financiers, des spéculateurs ont dès lors perçu dans l’investissement artistique un moyen de diversifier leur acti­vité, de contourner les restrictions tardives imposées par les autorités sur les autres marchés, voire de mener quelques opérations peu licites à des fins de refinancement ou d’évasion fiscale. Malgré un léger décalage sur le marché de l’art, tous ont cependant été rattrapés par la récession au début des années 1990, qui a engendré faillites et scan­dales en chaîne, ainsi qu’un reflux massif des œuvres.(...)

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