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Jean-Pierre Berthon

Chargé de recherche CNRS - Retraité

Thèmes de recherche

  • Les «nouvelles religions» (新宗教) et leur inscription dans le paysage contemporain. La place et le rôle qu’occupent ces mouvements syncrétiques à l’intérieur du double phénomène des mutations religieuses et de la redistribution des croyances et des pratiques.

  • Les millénarismes et les imaginaires sociaux. Dans la société sécularisée d’aujourd’hui, que sont devenues les religions de «réparation du monde» (世直し) qui appelaient de leurs vœux une vie meilleure et des «bénéfices dans l’existence présente»? L’exemple des lieux saints (聖地) et la construction du paradis sur terre : «nouvelles religions»  et architecture.

  • Violence, religion, Etat. Dans le cadre d’une recherche collective sur les rapports conflictuels entre Etat et institutions religieuses en Asie de l’Est, étude  de la répression religieuse dans le Japon de la première moitié du XXe siècle: affrontement, résistance, mais aussi stratégie de contournement, voire arrangement possible pour y échapper. La violence peut être également exercée dans le sens inverse : analyse de l’affaire de la «secte» Aum shinri-kyô.

  • Les sciences sociales des religions au Japon : permanence et changement. Le développement des sciences des religions à partir des années soixante. Les travaux des «missionnaires savants» occidentaux, les écoles de pensée et les premières grandes enquêtes : sociologie religieuse urbaine, religions japonaises à l’étranger. Le dynamisme des groupes de recherche et leur impact sur les études actuelles.

Publications

Livre et chapitres de livres

  • “The Ethnographer, the Scholar, and the Missionary: French Studies on Shinto at the Beginning of the Twentieth Century”, in Bernhard Scheid (ed.) Kami Ways in Nationalist Territory: Shinto Studies in Prewar Japan and the West, Wien, Verlag der Österreichischen Akademie der Wissenschaften, 2013,  p. 179-202.

  • « La répression à l’encontre des « nouvelles religions » dans le Japon impérial (1868-1945) », in : (Sous la direction d’A. Brotons, Y. Bruneton, N. Kouamé)  Collectif ERA Etat, Religion et répression en Asie, Chine, Corée, Japon, Vietnam, XIIIe - XXIe siècles, Paris, Karthala, 2011, p. 223-262.

  • « Une sécularité ancienne, une laïcité récente : l'exemple du Japon »., in Frank Laffaille (dir.), Laïcité(s), Paris : Éditions Mare et Martin,  2010, p. 13−51.

  • « 大本教の宗教実践におけるシャーマニズムから芸術まで— 変容していく世直し思想— » (Des pratiques chamaniques aux pratiques artistiques dans la nouvelle religion Ômoto : les transformations d’une  pensée millénariste». in Kamata Tôji (dir.), モノ学・感覚価値論 (L’étude des choses : pour une théorie des valeurs sensorielles), Kyôto : Kôyô shobô,  2010,  p. 98-109.

  •  « Religiosité et religions contemporaines », in : Jean-Marie Bouissou (sous la dir. de) Le Japon contemporain, Paris, Fayard, 2007, p. 393-411. 

  • « Millénarisme, parole et écriture dans le Japon du XIXe siècle : le cas de la secte Maruyama-kyô » in : Kyburz, J., Macé F., von Verschuer C. (sous la dir. de), Éloge des sources. Reflets du Japon ancien et moderne, Arles, Éditions Philippe Picquier, 2004,  p. 239-268.

  • « Les mouvements religieux de ‘réparation du monde’ (yonaoshi)». DansIdentités, marges, médiations : regards croisés sur la société japonaise. Sous la dir. de J-P. Berthon, A. Bouchy et P. Souyri). Paris: EFEO (Études thématiques n° 10), 2001. [Version japonaise : Aidenteitei, shûen, baikai. Tôkyô, Yoshikawa Kôbunkan, 2000, 285 p.]

  • Religions, croyances et traditions populaires du Japon. (sous la dir. de Hartmut O. Rotermund), Paris, Maisonneuve & Larose, 2000, 540 p. [présentations, traductions et commentaires de textes]

  • « Religion et politique sous l’ère Meiji : l’exemple des nouveaux mouvements religieux». Regards et discours européens sur le Japon et l’Inde au XIXe siècle, sous la dir. de Bernadette Lemoine. Presses universitaires de Limoges, 2000 (p. 103-115).

  • « Religions historiques et nouvelles religions : les figures différenciées du renouveau religieux », In Renouveaux religieux en Asie, sous la dir. de Catherine Clémentin-Ojha. Paris, Publications de l’EFEO, 1997, p. 113-126.

  • « Activités rituelles autour de la vie et de la mort au Japon ». In Rites de vies, rites de mort : les pratiques rituelles et leurs pouvoirs, Marion Péruchon (sous la dir. de), Paris, ESF Éditeur, 1997, p. 89-116.

  • Omoto : espérance millénariste d’une nouvelle religion japonaise, Paris, Ecole Pratique des Hautes Etudes, Ve section/ Atelier Alpha bleue, 1985, 169 p.

Articles

  • « Production et utilisation d’apocryphes à caractère religieux dans le Japon du XXe siècle », Extrême-Orient, Extrême-Occident, Presses universitaires de Vincennes, n° 32, 2010, p. 89-114.

  • « Au nom de la mythologie impériale? : la répression religieuse envers les nouvelles religions dans le Japon moderne», 2e congrès du Réseau Asie, Paris, 2005, 12 p.

  • « Les nouvelles religions sous l’Etat impérial japonais : résistance et adaptation», 1er congrès du réseau Asie, Paris, 2003, 12 p.

  • « Les nouvelles religions japonaises : une histoire de vie », Histoire et anthropologie – Asies n° 2 (numéro spécial : Sentiments religieux et identités culturelles), 2003, p. 63 – 75.

  • « Gendai shakai to shinkô shûkyô » (Nouvelles religions et sociétés contemporaines) in : Egami (ed.), 21 seiki no kosodate no shûen no shomondai : ronri, shûkyô, igaku no men kara (Problèmes éducatifs au XXIe siècle du point de vue de l’éthique, de la religion et de la médecine), Kumamoto, 2003, p. 6-15

  • « Des moines guerriers aux moines soldats » in :  Brian Victoria, Le Zen en guerre, Paris  Éditions du Seuil, 2001, p. 9-19 (Préface à la traduction française).

  • « Transformations religieuses et nationalisme culturel dans le Japon contemporain » Eurasie, n° 10, (numéro spécial : Ruptures  ou mutations au tournant du XXIe siècle : changements de géographie mentale?), 2001, p.71 - 89.

  • « Les nouvelles voies spirituelles au Japon : état des lieux et mutations de la religiosité», (avec Naoki Kashio), Archives de sciences sociales des religions109, 2000 (p. 67-85).

  • « Les nouvelles religions japonaises : histoire d’un concept». In Japon Pluriel 3, sous la dir. de J-P. Berthon et A. Gossot. Arles, Éditions P. Picquier, 1998 (p. 181-187).

  • « Chronique d’un enterrement ordinaire au Japon », Cahiers d’études et de documents sur les religions du Japon, vol. 9, Paris, centre d’études sur le religins et tradition sopulaires du Japon / Atelier Alpha Bleue, 1997,  p. 5-18.

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CNRS
UMR 8173 Chine Corée Japon

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Le marché japonais à l’épreuve de la spéculation

Conference - Jeudi 02 mars 2017 - 11:00Cléa PATIN, Maître de conférence à l’Université Jean Moulin -Lyon 3, donnera une conférence dans le séminaire collectif du Centre Japon le 2 mars 2017.Le rôle très actif des Japonais sur le marché de l’art international dans la seconde moitié des années 1980 a fait couler beaucoup d’encre, tant dans la presse nationale et étrangère, que les magazines spécialisés. Aux États-Unis et en Europe surtout, les Japonais ont été accusés de s’approprier de manière indue les « trésors » des pays occidentaux. Certes, le marché de l’art, dominé par les acheteurs nippons, a fourni un exemple très pur des phénomènes d’enchaînement des records, dans un objectif de rendement à court terme. De nouveaux opérateurs issus des milieux d’affaires et de la finance, rassurés par la publicité des prix en ventes publiques, stimulés par la liquidité potentielle des biens d’art et grisés par leur pouvoir d’achat, ont alors commencé à acquérir des œuvres en masse à New York, Londres ou Paris, avec le soutien de leurs mar­chands. Parallèlement, d’autres acheteurs – surtout de grands entrepre­neurs – ont aussi caressé des idéaux qui transcendaient leur sens des affaires. Heureux et fiers de pouvoir enfin posséder des chefs-d’œuvre internationalement reconnus, ils ont cherché à ouvrir leurs collections, à faire venir au Japon des tableaux dont beaucoup n’avaient vu que des reproductions, à diffuser l’art au sein de la société. La bulle a-t-elle donc mis en place des forces profondes, le Japon souhaitant agir dans le concert des nations sur la scène artistique mondialisée ? Les Japonais de l’époque ont-ils véritablement assumé une ambition de dominer le mar­ché international ? Quelles ont été les conséquences de l’éclatement de la bulle sur le quotidien des galeries et les mentalités ?Si à l’époque la presse occidentale était particulièrement critique et acerbe, il ressort aujourd’hui que c’est bel et bien le Japon, victime d’asymétries informationnelles très fortes avec les vendeurs occidentaux, qui est sorti grand perdant de cette période d’emballement. Aussi conjoncturelle soit-elle, la parenthèse de la bulle spéculative a imprimé dans l’inconscient collectif un profond traumatisme, qui n’a pas fini de han­ter les acteurs du marché de l’art. Nous verrons d’abord que les années 1987-1989, ont vu s’opérer un élargissement spectaculaire du marché. Grisés par leurs succès financiers, des spéculateurs ont dès lors perçu dans l’investissement artistique un moyen de diversifier leur acti­vité, de contourner les restrictions tardives imposées par les autorités sur les autres marchés, voire de mener quelques opérations peu licites à des fins de refinancement ou d’évasion fiscale. Malgré un léger décalage sur le marché de l’art, tous ont cependant été rattrapés par la récession au début des années 1990, qui a engendré faillites et scan­dales en chaîne, ainsi qu’un reflux massif des œuvres.(...)

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