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Bibliothèque

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La bibliothèque du Centre de recherches sur le Japon (CRJ) s’est constituée à partir du fonds documentaire du Groupe de recherche et de documentation sur le Japon contemporain créé en 1973 à l’initiative de Christian Sautter et de Philippe Pons.

À l’origine, le Centre s’est intéressé plus spécialement à l’activité économique du Japon. Ce groupe de recherche, rebaptisé ensuite Centre de recherches sur le Japon contemporain, puis Centre de recherches sur le Japon en 1998, est une unité de la division Aires culturelles de l’EHESS, associée au CNRS depuis 1978, et depuis 2006 au sein de l’UMR 8173 Chine, Corée, Japon.

Les orientations documentaires de la bibliothèque du CRJ ont toujours suivi les thèmes de recherche de l’équipe, qui ont évolué au fil du temps. L’équipe de recherche est composée actuellement d’historiens, d’anthropologues, de géographes et d’économistes.

Collections

Environ 13 000 volumes de monographies, principalement en japonais (65%), le reste essentiellement en anglais (30%) et en français (5%), tirés à part, thèses.

107 titres de périodiques dont 49 vivants, principalement en japonais (70%). 

Son fonds est spécialisé dans les sciences sociales du Japon moderne et pré-moderne (à partir de l’ère Meiji) et contemporain. Il comprend néanmoins quelques recueils relatifs à des périodes plus anciennes (l’époque d’Edo).

Les titres relèvent, par ordre d’importance numérique décroissant, des disciplines suivantes : histoire, économie, sociologie, science politique, urbanisme, géographie, philosophie, religion, anthropologie, ethnologie, droit, art, littérature.

Conditions d’accès

La bibliothèque reste réservée à un public d’enseignants / chercheurs, doctorants, étudiants en master dans le domaine des études japonaises.

Dans la salle de lecture, vous trouverez une sélection de périodiques vivants principalement sur l’histoire et d’ouvrages de références. La majorité de notre collection (ouvrages et périodiques) ne plus être en libre-accès et nécessite une réservation à l’avance.

Pour ce faire, les lecteurs sont invités à prendre rendez-vous uniquement par mail en donnant les cotes des document à consulter (catalogue BULAC : https://koha.bulac.fr).  

L'accès à la salle de lecture est possible aux horaires indiqués, toutefois il est conseillé de s'adresser à la bibliothécaire.

L’accès aux ressources électroniques sur le Japon (CiNii, JapanKnowledge, Kikuzo II Visual, entres autres) set possible dans la salle de lecture.

Nous ne pouvons maleheureusement pas offrir le service de photocopie ni le prêt à domicile. S'adresser à la bibliothècaire pour l'eventuelle possibilité de reproduction des documents.

Nous ne participons pas au prêt entre bibliothèques.  

***

Horaires d'ouverture : lundi, mardi et jeudi, 10h-12h et 14h00-17h00 

Contact : dhulst[at]ehess.fr

Adresse : 4e étage du bât B, bureau n° 59, 105 boulevard Raspail 75006 Paris. Plan d’accès

EHESS
CNRS
UMR 8173 Chine Corée Japon

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Le marché japonais à l’épreuve de la spéculation

Conference - Jeudi 02 mars 2017 - 11:00Cléa PATIN, Maître de conférence à l’Université Jean Moulin -Lyon 3, donnera une conférence dans le séminaire collectif du Centre Japon le 2 mars 2017.Le rôle très actif des Japonais sur le marché de l’art international dans la seconde moitié des années 1980 a fait couler beaucoup d’encre, tant dans la presse nationale et étrangère, que les magazines spécialisés. Aux États-Unis et en Europe surtout, les Japonais ont été accusés de s’approprier de manière indue les « trésors » des pays occidentaux. Certes, le marché de l’art, dominé par les acheteurs nippons, a fourni un exemple très pur des phénomènes d’enchaînement des records, dans un objectif de rendement à court terme. De nouveaux opérateurs issus des milieux d’affaires et de la finance, rassurés par la publicité des prix en ventes publiques, stimulés par la liquidité potentielle des biens d’art et grisés par leur pouvoir d’achat, ont alors commencé à acquérir des œuvres en masse à New York, Londres ou Paris, avec le soutien de leurs mar­chands. Parallèlement, d’autres acheteurs – surtout de grands entrepre­neurs – ont aussi caressé des idéaux qui transcendaient leur sens des affaires. Heureux et fiers de pouvoir enfin posséder des chefs-d’œuvre internationalement reconnus, ils ont cherché à ouvrir leurs collections, à faire venir au Japon des tableaux dont beaucoup n’avaient vu que des reproductions, à diffuser l’art au sein de la société. La bulle a-t-elle donc mis en place des forces profondes, le Japon souhaitant agir dans le concert des nations sur la scène artistique mondialisée ? Les Japonais de l’époque ont-ils véritablement assumé une ambition de dominer le mar­ché international ? Quelles ont été les conséquences de l’éclatement de la bulle sur le quotidien des galeries et les mentalités ?Si à l’époque la presse occidentale était particulièrement critique et acerbe, il ressort aujourd’hui que c’est bel et bien le Japon, victime d’asymétries informationnelles très fortes avec les vendeurs occidentaux, qui est sorti grand perdant de cette période d’emballement. Aussi conjoncturelle soit-elle, la parenthèse de la bulle spéculative a imprimé dans l’inconscient collectif un profond traumatisme, qui n’a pas fini de han­ter les acteurs du marché de l’art. Nous verrons d’abord que les années 1987-1989, ont vu s’opérer un élargissement spectaculaire du marché. Grisés par leurs succès financiers, des spéculateurs ont dès lors perçu dans l’investissement artistique un moyen de diversifier leur acti­vité, de contourner les restrictions tardives imposées par les autorités sur les autres marchés, voire de mener quelques opérations peu licites à des fins de refinancement ou d’évasion fiscale. Malgré un léger décalage sur le marché de l’art, tous ont cependant été rattrapés par la récession au début des années 1990, qui a engendré faillites et scan­dales en chaîne, ainsi qu’un reflux massif des œuvres.(...)

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