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Reiji Iwabuchi

Professeur Université féminine du Gakushûin

Coordonnées professionnelles

reiji.iwabuchi[at]gakushuin.ac.jp

Page personnelle

Thème de recherche

  • Recherches en histoire comparé sur les villes préindustrielles en France et au Japon : résidences aristocratiques, organisations et représentations de l’espace urbain. (日本近世都市史、日仏都市比較 : ゴミ処理システム、貴族の館と大名屋敷)

 

Interventions (en tant que la chercheuse invité en 2012-2013)

Publications

Livres et chapitres de livres

  • 『江戸武家地の研究』(塙書房、2004年)

  • 『史跡で読む日本の歴史』9(吉川弘文館、2010年、編著)

  • 『歴史研究の最前線vol.13資料で酒をよむ』(国立歴史民俗博物館、2011年、共編)

  • 『日本近世史』(日本放送出版会、2013年、共著)

  • 江戸住大商人の肖像-場末の仲買 高崎屋の成長 斉藤善之編『新しい近世史』第3巻、新人物往来社、1996年5月

Articles dans des revues

  • 江戸勤番武士が見た「江戸」-異文化表象の視点から-『国立歴史民俗博物館研究報告』第140集、国立歴史民俗博物館、2008年3月

  • 江戸城警衛と都市『日本史研究』583号、2011年3月

EHESS
CNRS
UMR 8173 Chine Corée Japon

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Le marché japonais à l’épreuve de la spéculation

Conference - Jeudi 02 mars 2017 - 11:00Cléa PATIN, Maître de conférence à l’Université Jean Moulin -Lyon 3, donnera une conférence dans le séminaire collectif du Centre Japon le 2 mars 2017.Le rôle très actif des Japonais sur le marché de l’art international dans la seconde moitié des années 1980 a fait couler beaucoup d’encre, tant dans la presse nationale et étrangère, que les magazines spécialisés. Aux États-Unis et en Europe surtout, les Japonais ont été accusés de s’approprier de manière indue les « trésors » des pays occidentaux. Certes, le marché de l’art, dominé par les acheteurs nippons, a fourni un exemple très pur des phénomènes d’enchaînement des records, dans un objectif de rendement à court terme. De nouveaux opérateurs issus des milieux d’affaires et de la finance, rassurés par la publicité des prix en ventes publiques, stimulés par la liquidité potentielle des biens d’art et grisés par leur pouvoir d’achat, ont alors commencé à acquérir des œuvres en masse à New York, Londres ou Paris, avec le soutien de leurs mar­chands. Parallèlement, d’autres acheteurs – surtout de grands entrepre­neurs – ont aussi caressé des idéaux qui transcendaient leur sens des affaires. Heureux et fiers de pouvoir enfin posséder des chefs-d’œuvre internationalement reconnus, ils ont cherché à ouvrir leurs collections, à faire venir au Japon des tableaux dont beaucoup n’avaient vu que des reproductions, à diffuser l’art au sein de la société. La bulle a-t-elle donc mis en place des forces profondes, le Japon souhaitant agir dans le concert des nations sur la scène artistique mondialisée ? Les Japonais de l’époque ont-ils véritablement assumé une ambition de dominer le mar­ché international ? Quelles ont été les conséquences de l’éclatement de la bulle sur le quotidien des galeries et les mentalités ?Si à l’époque la presse occidentale était particulièrement critique et acerbe, il ressort aujourd’hui que c’est bel et bien le Japon, victime d’asymétries informationnelles très fortes avec les vendeurs occidentaux, qui est sorti grand perdant de cette période d’emballement. Aussi conjoncturelle soit-elle, la parenthèse de la bulle spéculative a imprimé dans l’inconscient collectif un profond traumatisme, qui n’a pas fini de han­ter les acteurs du marché de l’art. Nous verrons d’abord que les années 1987-1989, ont vu s’opérer un élargissement spectaculaire du marché. Grisés par leurs succès financiers, des spéculateurs ont dès lors perçu dans l’investissement artistique un moyen de diversifier leur acti­vité, de contourner les restrictions tardives imposées par les autorités sur les autres marchés, voire de mener quelques opérations peu licites à des fins de refinancement ou d’évasion fiscale. Malgré un léger décalage sur le marché de l’art, tous ont cependant été rattrapés par la récession au début des années 1990, qui a engendré faillites et scan­dales en chaîne, ainsi qu’un reflux massif des œuvres.

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