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Christian Polak

Historian

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polak[at]seric-japon.com

Domaine de recherche

Histoire des relations franco-japonaises

C.V.

Docteur en droit

Thèse

Thèse de doctorat intitulée « La Politique française en Extrême-Orient et les relations diplomatiques franco-japonaises de 1914 à 1925 », soutenue à l’Université nationale Hitotsubashi (Tokyo, Japon) en 1980.

Activités professionnelles

  • KK SERIC: Président-fondateur (depuis 1981)

  • BOLLORE JAPON: Président (1984 - 1993) - Filiale japonaise de BOLLORE TECHNOLOGIES

  • SERIC FRANCE SARL: Président (depuis 1990) - Filiale française de KK SERIC

  • FAURECIA JAPAN: Directeur (1995 - 2007) - Filiale de FAURECIA

  • SERIC COREE: Directeur (depuis 1998) - Filiale coréenne de KK SERIC

  • SNR JAPON: Président (depuis 2001) - Filiale japonaise de SNR

  • WEBRASKA JAPON: Directeur (2001 - 2007) - Filiale japonaise de WEBRASKA

Nominations

  • Conseil Economique du gouvernement japonais, Comité Politique Générale (1995). Nommé par le Premier Ministre japonais

  • Club Franco-Japonais, Représentant français au Japon (depuis 1980)

  • Conseil Economique du gouvernement japonais, Comité de l'An 2010 (1990 - 1991)

  • Conseil Economique du gouvernement japonais,  Comité Qualité de la Vie (1992)

  • Ville de Tokyo, Groupe de Réflexion "Tokyo en 2015" (1993 - 1994)

  • Conseil Economique du gouvernement japonais, Conseil de la Politique Sociale, Comité de la Politique de Consommation (1995 - 1997)

  • Ministère du Territoire, Groupe de Recherche sur les Problèmes Fondamentaux de l'aménagement du Territoire (1996)

  • Membre de l’Assemblée des Résidents Permanents Etrangers, Gouvernement de la Ville de Tokyo (1997 - 1999)

  • Membre du jury du prix des entreprises participant au développement régional (depuis 1994)

  • Comité National des Conseillers du Commerce Extérieur de la France, Conseiller du Commerce Extérieur de la France (depuis 1999)

  • Chambre de Commerce et d’Industrie Française du Japon, Vice-président (depuis 2008)

Education et distinctions

  • Pensionnaire à la Maison franco-japonaise, Tokyo (1980 - 1981)

  • Maîtrise de droit public, l'Université nationale Hitotsubashi (Tokyo, Japon), consacrée à « l'Entente franco-japonaise de 1907 » (1975)

  • DEUG de Japonais, l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales, Paris (1971)

  • Ordre National du Mérite (Chevalier) 1989, (Officier) 2002

  • Décoration par le Ministre de l’Education et de la Culture du Gouvernement Japonais pour services méritoires dans les échanges franco-japonais, Tokyo (2004)

Activités culturelles

  • Historien des relations entre la France et le Japon (publications en Français, Anglais et Japonais)

  • Mécénat et organisation d’expositions françaises au Japon, et japonaises en France 

Publications

Livres

  • Sabre et Pinceau : par d’autres Français au Japon, 1872-1960. Tokyo :Chambre du commerce et d’industrie Française du Japon, Hachette Fujingahôsha, 2005. 

  • Soie et Lumière : l’Age d’or des échanges franco-japonais (des origines aux années 1950). Tokyo : Chambre du commerce et d’industrie Française du Japon, Hachette Fujingahôsha, 2002, 240 p. 

  • The Hakodate War (co-auteur). Tokyo : Chûô Kôronsha, 1988

  • Honda par Honda. Paris : Stock, 1979

  • (Avec Thierry de Beaucé) L’Ile Absolue .Paris : Olivier Orban, 1979

EHESS
CNRS
UMR 8173 Chine Corée Japon

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Le marché japonais à l’épreuve de la spéculation

Conference - Jeudi 02 mars 2017 - 11:00Cléa PATIN, Maître de conférence à l’Université Jean Moulin -Lyon 3, donnera une conférence dans le séminaire collectif du Centre Japon le 2 mars 2017.Le rôle très actif des Japonais sur le marché de l’art international dans la seconde moitié des années 1980 a fait couler beaucoup d’encre, tant dans la presse nationale et étrangère, que les magazines spécialisés. Aux États-Unis et en Europe surtout, les Japonais ont été accusés de s’approprier de manière indue les « trésors » des pays occidentaux. Certes, le marché de l’art, dominé par les acheteurs nippons, a fourni un exemple très pur des phénomènes d’enchaînement des records, dans un objectif de rendement à court terme. De nouveaux opérateurs issus des milieux d’affaires et de la finance, rassurés par la publicité des prix en ventes publiques, stimulés par la liquidité potentielle des biens d’art et grisés par leur pouvoir d’achat, ont alors commencé à acquérir des œuvres en masse à New York, Londres ou Paris, avec le soutien de leurs mar­chands. Parallèlement, d’autres acheteurs – surtout de grands entrepre­neurs – ont aussi caressé des idéaux qui transcendaient leur sens des affaires. Heureux et fiers de pouvoir enfin posséder des chefs-d’œuvre internationalement reconnus, ils ont cherché à ouvrir leurs collections, à faire venir au Japon des tableaux dont beaucoup n’avaient vu que des reproductions, à diffuser l’art au sein de la société. La bulle a-t-elle donc mis en place des forces profondes, le Japon souhaitant agir dans le concert des nations sur la scène artistique mondialisée ? Les Japonais de l’époque ont-ils véritablement assumé une ambition de dominer le mar­ché international ? Quelles ont été les conséquences de l’éclatement de la bulle sur le quotidien des galeries et les mentalités ?Si à l’époque la presse occidentale était particulièrement critique et acerbe, il ressort aujourd’hui que c’est bel et bien le Japon, victime d’asymétries informationnelles très fortes avec les vendeurs occidentaux, qui est sorti grand perdant de cette période d’emballement. Aussi conjoncturelle soit-elle, la parenthèse de la bulle spéculative a imprimé dans l’inconscient collectif un profond traumatisme, qui n’a pas fini de han­ter les acteurs du marché de l’art. Nous verrons d’abord que les années 1987-1989, ont vu s’opérer un élargissement spectaculaire du marché. Grisés par leurs succès financiers, des spéculateurs ont dès lors perçu dans l’investissement artistique un moyen de diversifier leur acti­vité, de contourner les restrictions tardives imposées par les autorités sur les autres marchés, voire de mener quelques opérations peu licites à des fins de refinancement ou d’évasion fiscale. Malgré un léger décalage sur le marché de l’art, tous ont cependant été rattrapés par la récession au début des années 1990, qui a engendré faillites et scan­dales en chaîne, ainsi qu’un reflux massif des œuvres.(...)

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