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Philippe Pons

Journaliste au Monde

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Principales publications

Livres

  • Des villes nommées Tokyo. Paris : Autrement, jan. 2008, 335 p. (Autrem.Hs8/Monde)

  • Le Japon des Japonais. Paris : Liana Levi, mars 2007, 160 p. (Avec Pierre-François Souyri)

  • Peau de brocart. Le corps tatoué au Japon. Paris : Seuil, oct. 2000, 140 p.

  • Préface de : Autrement hors série, numéro 118 : Tokyo, extravagante et humaine par Donald Richie. Paris : Autrement, jan. 2000, 176 p. (Monde)

  • Misère et crime au Japon : du XVIIe siècle à nos jours. Paris : Gallimard, 1999, 551 p. (Bibliothèque des sciences humaines) (traduit en japonais 裏社会の日本史 Urashakai no Nihon shi. Tokyo : Chikuma Shobô 2006)

  • Macao, un éclat d'éternité. Paris : Gallimard, déc. 1999, 194 p. (Le cabinet des lettrés) (traduit en anglais : Macao. Londres : Reaktion, 2002)

  • Tokyo : une mégalopole de villages. Paris : Autrement, 1993.

  • Japon. Paris : Seuil, sep. 1988, 246 p. (Points) (traduit en espagnol : El Japó. Barcelona : Edicions de La Magrana, 1993)

  • D'Edo à Tokyo : Mémoires et modernités. Paris : Gallimard, mars 1988, 458 p. (Bibliothèque des sciences humaines) (traduit en japonais : 江戶から東京へ :町人文化と庶民文化 Edo kara Tōkyō e : chōnin bunka to shomin bunka. Tokyo: chikuma chobô, 1992.)

  • Des Villes nommées Tokyo, Autrement : Hors Série numéro 8, Septembre 1984

  • Japon, Petite Planète, 1978, 1988

Articles

  • Les figures du pouvoir médiatique. Le débat, 2006, n° 139, pp.39-48.

  • Japon en crise, Japon en mouvement. L'Architecture d'aujourd'hui, 2002, n° 338, pp. 26-.

  • Features - North Korea's Slow Opening: Cracks in Fortress Pyongyang - Still Far from Relief. World press review. 2001, vol. 48, n° 8, pp. 17-.

  • In Asia: Looking for Leadership. World press review. 1997, vol. 44, n° 2, pp. 13-.

Documents de travail

  • Les Relations triangulaires entre le Japon, la Chine et l'U.R.S.S. en matière énergétique : contributions des participants au séminaire de science politique, 1975-1976. Paris : École des hautes études en sciences sociales, Groupe d'études et de documentation sur le Japon contemporain, 1976.

  • Recueil de contributions au seminaire 1973-74. Paris : Groupe d'etudes et de documentation sur le Japon contemporain, 1974. (Avec Christian Sautter)

EHESS
CNRS
UMR 8173 Chine Corée Japon

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Le marché japonais à l’épreuve de la spéculation

Conference - Jeudi 02 mars 2017 - 11:00Cléa PATIN, Maître de conférence à l’Université Jean Moulin -Lyon 3, donnera une conférence dans le séminaire collectif du Centre Japon le 2 mars 2017.Le rôle très actif des Japonais sur le marché de l’art international dans la seconde moitié des années 1980 a fait couler beaucoup d’encre, tant dans la presse nationale et étrangère, que les magazines spécialisés. Aux États-Unis et en Europe surtout, les Japonais ont été accusés de s’approprier de manière indue les « trésors » des pays occidentaux. Certes, le marché de l’art, dominé par les acheteurs nippons, a fourni un exemple très pur des phénomènes d’enchaînement des records, dans un objectif de rendement à court terme. De nouveaux opérateurs issus des milieux d’affaires et de la finance, rassurés par la publicité des prix en ventes publiques, stimulés par la liquidité potentielle des biens d’art et grisés par leur pouvoir d’achat, ont alors commencé à acquérir des œuvres en masse à New York, Londres ou Paris, avec le soutien de leurs mar­chands. Parallèlement, d’autres acheteurs – surtout de grands entrepre­neurs – ont aussi caressé des idéaux qui transcendaient leur sens des affaires. Heureux et fiers de pouvoir enfin posséder des chefs-d’œuvre internationalement reconnus, ils ont cherché à ouvrir leurs collections, à faire venir au Japon des tableaux dont beaucoup n’avaient vu que des reproductions, à diffuser l’art au sein de la société. La bulle a-t-elle donc mis en place des forces profondes, le Japon souhaitant agir dans le concert des nations sur la scène artistique mondialisée ? Les Japonais de l’époque ont-ils véritablement assumé une ambition de dominer le mar­ché international ? Quelles ont été les conséquences de l’éclatement de la bulle sur le quotidien des galeries et les mentalités ?Si à l’époque la presse occidentale était particulièrement critique et acerbe, il ressort aujourd’hui que c’est bel et bien le Japon, victime d’asymétries informationnelles très fortes avec les vendeurs occidentaux, qui est sorti grand perdant de cette période d’emballement. Aussi conjoncturelle soit-elle, la parenthèse de la bulle spéculative a imprimé dans l’inconscient collectif un profond traumatisme, qui n’a pas fini de han­ter les acteurs du marché de l’art. Nous verrons d’abord que les années 1987-1989, ont vu s’opérer un élargissement spectaculaire du marché. Grisés par leurs succès financiers, des spéculateurs ont dès lors perçu dans l’investissement artistique un moyen de diversifier leur acti­vité, de contourner les restrictions tardives imposées par les autorités sur les autres marchés, voire de mener quelques opérations peu licites à des fins de refinancement ou d’évasion fiscale. Malgré un léger décalage sur le marché de l’art, tous ont cependant été rattrapés par la récession au début des années 1990, qui a engendré faillites et scan­dales en chaîne, ainsi qu’un reflux massif des œuvres.

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