Publications | 2012

Morts pour l’empereur

Morts pour l’empereur

La question du Yasukuni

Tetsuya Takahashi
Trad. Arnaud Nanta
Paris,  Les Belles Lettres, Japon, , 172 p.
Prix : 25 €
Qu'est-ce que la « question du Yasukuni », comme on l'appelle au Japon et chez ses voisins? Quelle est la nature de cette institution dédiée à la commémoration des morts au combat japonais? Cette question semble aujourd'hui dans une impasse, depuis les années 2000 et le mandat du Premier ministre Koizumi.   Le Yasukuni est un sanctuaire shintô situé au centre de Tôkyô. Pourquoi soulève-t-il tant de problèmes politiques au Japon même ou sur la scène internationale? Ce sanctuaire est très particulier: il célèbre comme « divinités » quelque deux millions cent-cinq mille soldats de l’ex-armée japonaise. Ainsi cette question touche-t-elle à la responsabilité de guerre du Japon contemporain, ainsi qu’à l’histoire de la domination coloniale. Et divers problèmes s’imposent, concernant la commémoration des morts au combat, leur glorification comme « héros », la relation entre politique et religion, le nationalisme moderne et l’idée de « mourir pour la patrie », ou encore l’identité et la « culture » japonaises.   L’ouvrage tente, en s’appuyant sur l’arrière-plan historique du sanctuaire et sur l’histoire du Japon contemporain depuis la fin du XIXe siècle, d’éclairer ce qui constitue la « question du Yasukuni », tout en réfléchissant à la façon dont nous devons, aujourd’hui, poser ce problème. Le présent ouvrage est organisé autour de cinq axes, traitant de la mémoire, des responsabilités de guerre et coloniales, de la dimension religieuse, des théories culturalistes, et enfin des propositions de nouvelles institutions commémoratives aujourd’hui à l’étude.

ISBN : 978-2-251-72213-9
Fiche éditeur : http://www.lesbelleslettres.com/livre/?GCOI=22510100724880
EHESS
CNRS
UMR 8173 Chine Corée Japon

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Collections et commerce de l’art à l’ère Meiji (1868-1912)

Journée(s) d'étude - Vendredi 10 mars 2017 - 09:30Journée d’étude organisée par le Centre de recherches sur le Japon (EHESS-UMR 8173) avec la collaboration du Musée Guimet.RésuméPendant l’ère Meiji, la perception des arts du Japon, anciens et contemporains, en Occident, tend à changer de décennie en décennie. C’est le fruit d’une connaissance croissante de l’histoire de l’art japonais, d’abord au Japon même, puis, parfois avec décalage, dans les sociétés occidentales ; tandis que le commerce international d’objets d’art ancien et contemporain, lui, reste important, mais change également au cours de la période. Or, ces processus historiques de connaissance croissante du « Japon artistique », pour reprendre un titre célèbre de Siegfried Bing, se déroulent en Occident de façon différenciée selon les événements et les contextes : expositions universelles, filières commerciales, acquisitions privées devenant collections publiques… Quels sont les facteurs historiques derrière ces phénomènes locaux, ces collections et ces filières d’objets ? En quoi leur genèse différenciée reflète-t-elle des réalités diverses du monde de l’art au Japon ?Étudier de tels processus d’échange et de constitution de collections d’objets est important pour saisir l’évolution des échelles de valeurs artistiques, donc l’image même de la culture du Japon, non seulement en Occident, mais au Japon même. En effet, cette évolution reflète l’image changeante, au Japon et parmi les Japonais du début du vingtième siècle, de la culture nationale elle-même. C’est pourquoi l’accent est particulièrement mis sur les facteurs historiques du côté japonais.La journée d’étude vise à contribuer aux travaux sur cette question, par le biais d’exposés portant sur des cas ponctuels, mais significatifs.Programme9h30 : Accueil des participants10h : Présentation de la journée : Arthur Mitteau (INALCO-CEJ, EHESS-CRJ)Collection, conservation et exposition des arts japonais en Occident sous Meiji : facteurs historiques et échelles de valeurModération : Christophe Marquet (INALCO-CEJ)10h15 : Hayashi Kumiko (JSPS, EHESS-CRJ)L’ancienne collection du Louvre, l’autre source du fonds japonais de Guimet. Création et évolutions (1893-1912).11h : Arthur Mitteau (INALCO-CEJ, EHESS-CRJ)Goûts classiques, goûts méconnus : logique et surprises de la constitution de la collection de peinture japonaise Fenollosa-Weld du Musée des Beaux-Arts Boston.11h45 : Coralie Legroux (Université Paris IV-Sorbonne, restauratrice du patrimoine habilitée auprès des musées de France)Exposer, encadrer et restaurer une peinture hors-cadre : les contraintes et les aspects matériels de l’exposition d’un kakemono en France au temps du japonisme.12h30 : DéjeunerÉvolution du commerce de l’art, évolution du regard au Japon, de Bakumatsu à MeijiModération : Midori Hirose (Université Paris Diderot-CRCAO)14h30 : Nishii Akane (EHESS-CRJ)Quel « Japon artistique » exporter ? Les hommes et les débats au Japon autour du commerce au départ de Yokohama, des industriels régionaux à la Société de l’Étang du Dragon.15h15 : Léa Saint-Raymond (Université Paris X-Nanterre-HAR)Le Japon à l’épreuve des enchères : étude statistique des ventes aux enchères publiques, 1860- 1900.16h-17h : Discussion finaleRéservation : arthur.mitteau@inalco.fr

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