Publications | 2013

Démontage d’Empires

Démontage d’Empires

Contributeur : Arnaud Nanta
Jean Fremigacci, Daniel Lefeuvre, Marc Michel [dir.]
Rivenouve, Actes acadéemiques, , 508 p.
Prix : 24 €
Dès les lendemains de la Seconde Guerre mondiale, le monde est travaillé par les aspirations à l’indépendance des peuples colonisés, dont l’exemple le plus évident reste la conférence de Bandoeng. Les empires français, portugais, japonais ou espagnol se démantèlent en ordre ou dans le désordre. Les guerres d’Indochine et d’Algérie ont eu tendance à reléguer au second plan historiographique les épisodes moins violents de transfert de souveraineté, notamment en Afrique noire. Or, avec la création de l’Union française, les manuels de droit de l’après-guerre se modifient déjà comme pour anticiper le démantèlement à venir. L’Ecole nationale de la France Outre-Mer opère une reconversion après s’être déjà largement africanisée. Des contributions internationales abordent ce moment très particulier où l’ordre ancien et l’ordre nouveau se superposent : transfert des archives algériennes vers la métropole, renégociations parfois déchirantes des conventions économiques et financières comme avec la Tunisie, rapatriement des entreprises de travaux publics en Indochine ou des pieds-noirs du Maghreb, décolonisation des institutions judiciaires au Maghreb ou création des universités africaines francophones dans le cadre de la coopération… Au Sénégal, on décolonise même pour mieux rester tandis que la décolonisation est bloquée en Angola jusque dans les années 1970. Des parallèles éclairants sont faits avec le XIXe siècle comme l’indépendance du Brésil où l’enjeu est de sauver la couronne portugaise comme britannique. Dans cet ouvrage collectif, un article d’Arnaud Nanta « La décolonisation japonaise (1945-1949) : le démontage de l’empire colonial, les occupations et les replis, les politiques d’assistance aux rapatriés » p. 257-283.

ISBN : 978-2-36013-149-5
Fiche éditeur : http://www.riveneuve.com/
EHESS
CNRS
UMR 8173 Chine Corée Japon

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Confucianism in Modern Japan

Conference - Jeudi 18 mai 2017 - 11:00Conférence de Takahiro NAKAJIMA, Professeur à l’Université de Tôkyô, professeur invité à l'EHESS en mai 2017, dans le cadre du séminaire collectif du Centre de recherches sur le Japon.In the process of modernization in Japan, Confucianism played an important role to educate modern intellectuals. Mishima Chūshū was a founder of Nishōgakusha, in which Confucianism mainly based upon modern Yōmeigaku as well as modern law influenced by French law were taught. It was not an institute of traditional Confucian education, but a modern institute for modern scholarship. Natsume Sōseki who was one of the alumni of Nishōgakusha and became the first national novelist in modern Japan was deeply influenced by Mishima and his teaching of Confucianism. Nakae Chōmin who was a representative Yōmeigaku scholar and a translator of Jean-Jacques Rousseau was also impacted by Mishima. By focusing on the influence to students such as Sōseki and Chōmin, I would like to figure out the overlook of Confucian Education at Nishōgakusha and put it in a wider context of Meiji Education. Then I turn to think of philosophy of Mishima himself, especially focusing on his “doctrine of the unification of moral righteousness and profit” 義利合一論, which supported Japanese capitalism from the ideological point of view in tandem with Shibusawa Eiichi. As a conclusion, I would like to sketch one aspect of Confucian education in Modern Japan not as a simple reactionary conservatism, but as a modern device of Japanese modernity.

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