Publications | 2012

La péninsule retrouvée

La péninsule retrouvée

quand le Japon réintègre la Corée dans sa vision de l’histoire

Cipango

Sous la direction de Jean-Michel Butel, Laurent Nespoulous
Paris,  Inalco, , 317 p.
Prix : 16 €
Ce numéro de Cipango a été préparé à l’heure du centenaire de l’annexion de la Corée par le Japon (1910-2010), dans un contexte difficile où l’examen de l’Empire colonial est souvent associé à la question, pourtant distincte, de la mémoire de la guerre, de ses crimes et de leur reconnaissance. Au risque de prendre le contre-pied, ce n’est toutefois pas dans ce cadre que se situe la présente livraison. Non que nous nous défaussions : le Japon du fait colonial fera l’objet d’un traitement particulier dans le Cipango à venir. Mais pour l’heure, noussouhaitions aborder le rôle séminal qu’a pu jouer la Corée, à la fois concrètement dans l’histoire japonaise, mais également intellectuellement, dans la formulation de la pensée historique au Japon ces dernières années. La péninsule perdant sa nature de territoire colonial périphérique et suborné a été, en effet, peu à peu redécouverte ces dernières décennies comme partenaire de l’archipel dans une histoire commune. La Corée joue ainsi pour le Japon contemporain le rôle de premier point de décentrage, lorsque celui-ci cherche à échapper à des logiques strictement insulaires. Notre dossier veut montrer la Corée comme lieu provoquant une dynamique stimulant et renouvelant l’histoire japonaise, dans ses dimensions économique, intellectuelle et scientifique. Une Corée dans laquelle le Japon se reflète, se construit lui-même.

ISSN : 978-2-85831-195-8
Fiche éditeur : http://cipango.revues.org/683
EHESS
CNRS
UMR 8173 Chine Corée Japon

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Confucianism in Modern Japan

Conference - Jeudi 18 mai 2017 - 11:00Conférence de Takahiro NAKAJIMA, Professeur à l’Université de Tôkyô, professeur invité à l'EHESS en mai 2017, dans le cadre du séminaire collectif du Centre de recherches sur le Japon.In the process of modernization in Japan, Confucianism played an important role to educate modern intellectuals. Mishima Chūshū was a founder of Nishōgakusha, in which Confucianism mainly based upon modern Yōmeigaku as well as modern law influenced by French law were taught. It was not an institute of traditional Confucian education, but a modern institute for modern scholarship. Natsume Sōseki who was one of the alumni of Nishōgakusha and became the first national novelist in modern Japan was deeply influenced by Mishima and his teaching of Confucianism. Nakae Chōmin who was a representative Yōmeigaku scholar and a translator of Jean-Jacques Rousseau was also impacted by Mishima. By focusing on the influence to students such as Sōseki and Chōmin, I would like to figure out the overlook of Confucian Education at Nishōgakusha and put it in a wider context of Meiji Education. Then I turn to think of philosophy of Mishima himself, especially focusing on his “doctrine of the unification of moral righteousness and profit” 義利合一論, which supported Japanese capitalism from the ideological point of view in tandem with Shibusawa Eiichi. As a conclusion, I would like to sketch one aspect of Confucian education in Modern Japan not as a simple reactionary conservatism, but as a modern device of Japanese modernity.

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