Publications | 2010

Okinawa 1930

Okinawa 1930

Notes ethnographiques de Charles Haguenauer

Édité et commenté par Patrick Beillevaire
Paris,  Bibliothèque de l’Institut des hautes études japonaises, Collège de France, , 312 p.
Prix : 20 €
Guidé par l’ambitieux projet d’élucider la genèse de la culture japonaise, Charles Haguenauer (1896-1976), qui fut professeur de langue et de civilisation japonaises à la Sorbonne et fonda l’Institut des hautes études japonaises, a très tôt manifesté de l’intérêt pour le département d’Okinawa, héritier du royaume des Ryūkyū. Il s’y rend lui-même en mars 1930, alors qu’il est pensionnaire à la Maison franco-japonaise de Tōkyō, pour y conduire des recherches ethnographiques et linguistiques. Sa démarche, appuyée sur les travaux de ses devanciers japonais, participe d’un engouement contemporain pour cet archipel tardivement incorporé à l’empire et considéré comme une sorte de conservatoire du Japon antique. De son enquête sur le terrain, il a rapporté sept cahiers de notes et de croquis qui constituent un précieux témoignage sur une société que la politique de japonisation culturelle des années de guerre, puis, surtout, la dévastation du printemps de 1945 et l’occupation américaine, allaient bouleverser en profondeur. Pourtant, à l’exception de quelques pages sur les rites funéraires, ce matériau d’une étonnante richesse et d’une grande précision est resté inédit à ce jour. Il est ici publié dans son intégralité, accompagné d’un important appareil critique qui le situe dans son contexte et en facilite l’accès. Ces notes sont une introduction à la fois didactique et savante aux problématiques de la culture traditionnelle d’Okinawa, ainsi qu’à son histoire et à sa langue dans sa diversité dialectale. C’est aussi le récit d’un périple, émaillé de multiples rencontres, à travers toute l’île d’Okinawa, du bourg de pêcheurs d’Itoman, au sud de la capitale, jusqu’aux hameaux reculés du nord montagneux, en passant par la péninsule de Chinen et l’île de Kudaka, région au cœur du mythistoire de l’ancien royaume des Ryūkyū.

ISBN : 978-2-913217-24-9
EHESS
CNRS
UMR 8173 Chine Corée Japon

flux rss  Actualités

Confucianism in Modern Japan

Conference - Jeudi 18 mai 2017 - 11:00Conférence de Takahiro NAKAJIMA, Professeur à l’Université de Tôkyô, professeur invité à l'EHESS en mai 2017, dans le cadre du séminaire collectif du Centre de recherches sur le Japon.In the process of modernization in Japan, Confucianism played an important role to educate modern intellectuals. Mishima Chūshū was a founder of Nishōgakusha, in which Confucianism mainly based upon modern Yōmeigaku as well as modern law influenced by French law were taught. It was not an institute of traditional Confucian education, but a modern institute for modern scholarship. Natsume Sōseki who was one of the alumni of Nishōgakusha and became the first national novelist in modern Japan was deeply influenced by Mishima and his teaching of Confucianism. Nakae Chōmin who was a representative Yōmeigaku scholar and a translator of Jean-Jacques Rousseau was also impacted by Mishima. By focusing on the influence to students such as Sōseki and Chōmin, I would like to figure out the overlook of Confucian Education at Nishōgakusha and put it in a wider context of Meiji Education. Then I turn to think of philosophy of Mishima himself, especially focusing on his “doctrine of the unification of moral righteousness and profit” 義利合一論, which supported Japanese capitalism from the ideological point of view in tandem with Shibusawa Eiichi. As a conclusion, I would like to sketch one aspect of Confucian education in Modern Japan not as a simple reactionary conservatism, but as a modern device of Japanese modernity.

Lire la suite

Plus d'actualités

CRJ-EHESS 

54 boulevard Raspail 75006 Paris
Tél. : +33 (0)1 49 54 20 09

105 boulevard Raspail 75006 Paris 
Tél. : +33 (0)1 53 10 54 07