Membres | Membres associés

Aleksandra Kobiljski

Chargée de recherche CNRS
Institution(s) de rattachement : Institut d'Asie Orientale

Contact

EHESS UMR 8173
190 Avenue de France
750013 Paris

aleksandra.kobiljski@ehess.fr

01 49 54 20 78 (secrétariat)

Parcours

  • Ph.D., History, The Graduate Center - City University of New York, 2010
  • M.A., Gender Studies, Central European University, Budapest,  2002
  • B.A., Japanese Language and Literature, University of Belgrade, 1999.

Thèse

  • Learning to be Modern: American Missionary Colleges in Beirut and Kyoto 1860-1920.

Co-directrices : Beth Baron et Barbara Brooks ; membres du jury : Donald Scott (The Graduate Center, CUNY), Carol Gluck (Columbia University) et Thomas Bender (New York University), soutenue le 19 mai 2010.

Thèmes de recherche

  • Histoire du Japon moderne et contemporain
  • Histoire des techniques et de l'ingénierie du Japon moderne

Projets de recherche

  • Les techniques et l'industrialisation du Japon, 1890-1920
  • Un Japon global
  • Engineering the Restoration : étude prosopographique de l'émergence de la profession d'ingénieur dans le Japon moderne

Animation de recherche

Expérience professionnelle

  • 2012-2014 : bourse post-doctorale D. Kim, Needham Research Institute, Cambridge, Royaume-Uni
  • 2011-2012 : contrat post-doctoral, ICCM ANR-09-SSOC-004 : « Itinéraires individuels et circulation des savoirs scientifiques et techniques en Chine moderne (XVIe-XXe siècle)», Paris, France
  • 2010-2011 : Harvard University, post-doctorante en histoire moderne des sciences et techniques en Asie orientale, Cambridge MA, États-Unis.

Formation

  • 2002-2004 : Université Saint Joseph, Beyrouth, Liban, Centre de recherches et d’études arabes (CREA). Cycle intensif sur 4 semestres d’arabe littéraire (1080 heures)

Enseignements

  • Techniques et patrimoine culturel immatériel en Asie Orientale (XVIe-XXIe siècles) : atelier de travail mensuel pour les étudiants de master et doctorants de l'UMR 8173, EHESS, 2011-2012
  • The History of Modern Science and Technology in East Asia, Harvard University, 2010-2011 Islamic History 600 – ca. 1200, The Graduate Center, City University of New York, 2010
  • Introduction to the Study of Asia and the Middle East City College, City University of New York, 2007-2008
     

Publications

Livre et chapitres de livres

  • « On Science and Faith in life of an Engineer » dans Science, Technology, and Medicine in the Modern Japanese Empire, David G. Wittner et Philip Brown (dir), Routledge, 2016, pp. 17-32.
  • « Problème énergétique et transferts techniques lors de la création de l'industrie sidérurgique au Japon, 1895-1905 », dans Les techniques et la globalisation, Lilian Perez et Larissa Zakharova (dir), Presses universitaires de Rennes, 2016, pp. 187-204.
  • "The University and the City: How looking at the city changes the story we tell about the University", dans A Century and a Half: the Multiple Histories of the American University of Beirut, Nadia Maria El Cheikh, Lina Choueri et Bilal Orfali (dir), Beirut : American University of Beirut, 2016. Voir la notice sur HAL-SHS
  • (avec Cyrus Schayegh) "Reflections on the Writing AUB History in a Global Age", dans AUB at 150, Nadia el-Cheick et Blal Orfali (dir.), A Century and a Half: the Multiple Histories of the American University of Beirut, Nadia Maria El Cheikh, Lina Choueri et Bilal Orfali (dir), Beirut : American University of Beirut, 2016. 
  • 「近代化への挑戦 – ベイルートのアメリカン大学と京都の同志社」(Learning to be modern: American missionaires, Arab intellectuals, and Japanese educators in search of modern éducation, 1860-1900) , Tokyo, Sinkyô shuppansha, 2015.
  • "Women students at the American University of Beirut from the 1920s to the 1940s", dans Okkenhaug Inger M & Flaskerud Ingvild (eds), Gender, Religion and Change in the Middle East, Oxford, Berg, 2005, p. 67-84. Voir la notice sur HAL-SHS

Articles dans des revues à comité de lecture

  • Éditeur d’un numéro spécial de East Asian Science Technology and Society : "New Horizons in Modern Japan History of Technology." [à paraître]
  • « Entre savoir et croire: la vie spirituelle dans l'ouvre de Shimomura Kôtarô » Revue d’histoire moderne et contemporaine, 2016, 136 - 162. Lire l’article sur Cairn.info (accès restreint) 
  • « Le modèle américain ou une modernité partagée? Les collèges protestants à Beyrouth et Kyoto, 1860-1875 », Monde(s): Histoire, Espaces, Relations, vol. 6, novembre 2015, p. 1-23. Voir la notice sur HAL-SHS
  • "Shimomura Kôtarô (1863-1937) and the Circulation of Technical Knowledge between the United States, Japan, and Belgium", Extrême-Orient, Extrême-Occident, vol 36, 2014, p. 155-189. Texte intégral disponible sur Cairn.info
  • "Wiliam E. Dodge, Beiruto no shirian protestanto karejji to Dôshisha" [William E. Dodge, Beirut's Syrian Protestant College and Dôshisha", Dôshisha Danso, vol 34, p. 35-54. Voir la notice sur HAL-SHS

Comptes rendus d'ouvrages

  • Aaron S. Moore. Constructing East Asia: Ideology, and Empire in Japan's Wartime Era, 1931-1945. Stanford: Stanford University Press, 2013, pour Artefact, vol. 1, n° 3. 2015
  • Betty S. Anderson. The American University of Beirut: Arab Nationalism and Liberal Education, Houston, University of Texas Press, 2011, pour Middle East Journal, vol. 66, n° 4, p. 741-743.
  • Brian VanDeMark. American Sheikhs: Two Families, Four Generations, and the Story of America's Influence in the Middle East, Buffalo, Prometheus Books, 2012, for Middle East Journal, vol. 66, n°. 4, p. 743-745.

Articles de vulgarisation

  • « Une école née dans le feu et les cendres : Al Madrassa al wataniyya (L’école nationale) de Boutros al –Boustani », Qantara : Revue de l'Institut du Monde Arabe, Paris, n° 82, janvier 2012, p. 12-15.
EHESS
CNRS
UMR 8173 Chine Corée Japon

flux rss  Actualités

Le marché japonais à l’épreuve de la spéculation

Conference - Jeudi 02 mars 2017 - 11:00Cléa PATIN, Maître de conférence à l’Université Jean Moulin -Lyon 3, donnera une conférence dans le séminaire collectif du Centre Japon le 2 mars 2017.Le rôle très actif des Japonais sur le marché de l’art international dans la seconde moitié des années 1980 a fait couler beaucoup d’encre, tant dans la presse nationale et étrangère, que les magazines spécialisés. Aux États-Unis et en Europe surtout, les Japonais ont été accusés de s’approprier de manière indue les « trésors » des pays occidentaux. Certes, le marché de l’art, dominé par les acheteurs nippons, a fourni un exemple très pur des phénomènes d’enchaînement des records, dans un objectif de rendement à court terme. De nouveaux opérateurs issus des milieux d’affaires et de la finance, rassurés par la publicité des prix en ventes publiques, stimulés par la liquidité potentielle des biens d’art et grisés par leur pouvoir d’achat, ont alors commencé à acquérir des œuvres en masse à New York, Londres ou Paris, avec le soutien de leurs mar­chands. Parallèlement, d’autres acheteurs – surtout de grands entrepre­neurs – ont aussi caressé des idéaux qui transcendaient leur sens des affaires. Heureux et fiers de pouvoir enfin posséder des chefs-d’œuvre internationalement reconnus, ils ont cherché à ouvrir leurs collections, à faire venir au Japon des tableaux dont beaucoup n’avaient vu que des reproductions, à diffuser l’art au sein de la société. La bulle a-t-elle donc mis en place des forces profondes, le Japon souhaitant agir dans le concert des nations sur la scène artistique mondialisée ? Les Japonais de l’époque ont-ils véritablement assumé une ambition de dominer le mar­ché international ? Quelles ont été les conséquences de l’éclatement de la bulle sur le quotidien des galeries et les mentalités ?Si à l’époque la presse occidentale était particulièrement critique et acerbe, il ressort aujourd’hui que c’est bel et bien le Japon, victime d’asymétries informationnelles très fortes avec les vendeurs occidentaux, qui est sorti grand perdant de cette période d’emballement. Aussi conjoncturelle soit-elle, la parenthèse de la bulle spéculative a imprimé dans l’inconscient collectif un profond traumatisme, qui n’a pas fini de han­ter les acteurs du marché de l’art. Nous verrons d’abord que les années 1987-1989, ont vu s’opérer un élargissement spectaculaire du marché. Grisés par leurs succès financiers, des spéculateurs ont dès lors perçu dans l’investissement artistique un moyen de diversifier leur acti­vité, de contourner les restrictions tardives imposées par les autorités sur les autres marchés, voire de mener quelques opérations peu licites à des fins de refinancement ou d’évasion fiscale. Malgré un léger décalage sur le marché de l’art, tous ont cependant été rattrapés par la récession au début des années 1990, qui a engendré faillites et scan­dales en chaîne, ainsi qu’un reflux massif des œuvres.(...)

Lire la suite

Plus d'actualités

CRJ-EHESS 

190-198 avenue de France 75013 Paris
Tél. : +33 (0)1 49 54 20 09

105 boulevard Raspail 75006 Paris 
Tél. : +33 (0)1 53 10 54 07