Publications | 2014

L’invention de la race

L’invention de la race

Des représentations scientifiques aux exhibitions populaires

Contribution de Arnaud Nanta
Nicolas Bancel, Thomas David, Domonic Thomas (ed.)
Paris,  La découverte, Recherches, , 380 p.
Prix : 27 euros

Comment est né le concept de « race » ? Pourquoi est-il devenu si rapidement hiérarchique, distinguant les « races inférieures » des « races supérieures » ? Et comment ce concept a-t-il pu revêtir une telle importance, aussi bien au sein de la communauté scientifique qu’auprès du grand public, au cours du XIXe siècle et du début du XXe, jusqu’à être utilisé pour expliquer l’histoire et le devenir de l’humanité ?
L’Invention de la race analyse la genèse des conceptions scientifiques de la « race », et montre que les nouvelles techniques de mesure et de représentation des corps racialisés opèrent une révolution visuelle majeure, inscrivant la différence humaine dans la biologie. Cet ouvrage avance qu’à partir d’une origine européenne l’idée de race s’est étendue – par les connexions transnationales de réseaux scientifiques et marchands – à tout l’Occident, mais aussi au Japon, à la Corée et à une partie de la Chine. Partout, elle suscite représentations et politiques raciales discriminatoires.
L’ouvrage montre aussi que les théories sur les hiérarchies raciales ont influencé les spectacles ethniques (dont les zoos humains), les expositions internationales et coloniales, la photographie ou les collections ethnographiques qui ont largement contribué à forger une vision du monde fondée sur l’inégalité des races.

EHESS
CNRS
UMR 8173 Chine Corée Japon

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Collections et commerce de l’art à l’ère Meiji (1868-1912)

Journée(s) d'étude - Vendredi 10 mars 2017 - 09:30Journée d’étude organisée par le Centre de recherches sur le Japon (EHESS-UMR 8173) avec la collaboration du Musée Guimet.RésuméPendant l’ère Meiji, la perception des arts du Japon, anciens et contemporains, en Occident, tend à changer de décennie en décennie. C’est le fruit d’une connaissance croissante de l’histoire de l’art japonais, d’abord au Japon même, puis, parfois avec décalage, dans les sociétés occidentales ; tandis que le commerce international d’objets d’art ancien et contemporain, lui, reste important, mais change également au cours de la période. Or, ces processus historiques de connaissance croissante du « Japon artistique », pour reprendre un titre célèbre de Siegfried Bing, se déroulent en Occident de façon différenciée selon les événements et les contextes : expositions universelles, filières commerciales, acquisitions privées devenant collections publiques… Quels sont les facteurs historiques derrière ces phénomènes locaux, ces collections et ces filières d’objets ? En quoi leur genèse différenciée reflète-t-elle des réalités diverses du monde de l’art au Japon ?Étudier de tels processus d’échange et de constitution de collections d’objets est important pour saisir l’évolution des échelles de valeurs artistiques, donc l’image même de la culture du Japon, non seulement en Occident, mais au Japon même. En effet, cette évolution reflète l’image changeante, au Japon et parmi les Japonais du début du vingtième siècle, de la culture nationale elle-même. C’est pourquoi l’accent est particulièrement mis sur les facteurs historiques du côté japonais.La journée d’étude vise à contribuer aux travaux sur cette question, par le biais d’exposés portant sur des cas ponctuels, mais significatifs.Programme9h30 : Accueil des participants10h : Présentation de la journée : Arthur Mitteau (INALCO-CEJ, EHESS-CRJ)Collection, conservation et exposition des arts japonais en Occident sous Meiji : facteurs historiques et échelles de valeurModération : Christophe Marquet (INALCO-CEJ)10h15 : Hayashi Kumiko (JSPS, EHESS-CRJ)L’ancienne collection du Louvre, l’autre source du fonds japonais de Guimet. Création et évolutions (1893-1912).11h : Arthur Mitteau (INALCO-CEJ, EHESS-CRJ)Goûts classiques, goûts méconnus : logique et surprises de la constitution de la collection de peinture japonaise Fenollosa-Weld du Musée des Beaux-Arts Boston.11h45 : Coralie Legroux (Université Paris IV-Sorbonne, restauratrice du patrimoine habilitée auprès des musées de France)Exposer, encadrer et restaurer une peinture hors-cadre : les contraintes et les aspects matériels de l’exposition d’un kakemono en France au temps du japonisme.12h30 : DéjeunerÉvolution du commerce de l’art, évolution du regard au Japon, de Bakumatsu à MeijiModération : Midori Hirose (Université Paris Diderot-CRCAO)14h30 : Nishii Akane (EHESS-CRJ)Quel « Japon artistique » exporter ? Les hommes et les débats au Japon autour du commerce au départ de Yokohama, des industriels régionaux à la Société de l’Étang du Dragon.15h15 : Léa Saint-Raymond (Université Paris X-Nanterre-HAR)Le Japon à l’épreuve des enchères : étude statistique des ventes aux enchères publiques, 1860- 1900.16h-17h : Discussion finaleRéservation : arthur.mitteau@inalco.fr

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