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Motoki Toriumi

Maître de conférences Université métropolitaine de Tôkyô

Coordonnées professionnelles

toriumi[at]tmu.ac.jp

Page personnelle

Thèmes de recherche

  • Conservation et mise en valeur du saka-gura (chai et cave du saké) au Japon en comparaison avec le développement de l’œnotourisme en France
  • Non-planification de la région capitale Tokyo en comparaison avec le Grand Paris en France
 

C. V. abrégé

Doctorat des études urbaines (EHESS, Paris), soutenu en septembre 2001 avec les félicitations du jury; dirigé par M. Augustin Berque. Titre de la thèseLes Promenades de Paris de la Renaissance à l’Epoque Haussmannienne – Esthétique de la Nature dans l’Urbanisme Parisien.

  • 2001- Maître de conférence à l’Université métropolitaine de Tôkyô
  • 2004-2007 Chercheur invité à l’Institut national du patrimoine (Tôkyô)
  • 2005- Chargé de cours à l’Institut national de l’étude politique (Tôkyô)
  • 2005-2006 Chercheur coopérant au Centre international de recherche sur la culture japonaise (Kyôto)
  • 2007 Prix Shibusawa-Claudel (prix spécial Louis Vuitton Japan) de la Maison franco-japonaise
  • 2008 Prix d’encouragement de l’Institut d’Architecture au Japon
  • 2015 Prix d’encouragement de l’ICOMOS Japan
     

Publications

  • オギュスタン・ベルク(鳥海基樹):『理想の住まい−隠遁から殺風景へ』、京都大学学術出版会、2017年(Traduction en japonais de l’ouvrage d’Augustin Berque, Histoire de l’habitat idéal – De l’Orient vers l’Occident, Paris, Félin, 2010, publié au Japon chez Presses universitaires de Kyôto en 2017)
  • TORIUMI Motoki, «Paysage fluvial : le cas de Paris aux XVIe et XVIIe siècles», dans GUILLERME André et al. (sous la direction de), Edifice & artifice – Histoires constructives, Paris, Picard, octobre 2010, pp.1155-1164
  • TORIUMI Motoki, «Les Caractéristiques de l’espace au Japon dans la trajectivité architecture/jardin/ville ou le désordre paysager dû à l’absence de mésocosme», dans BERQUE Augustin et al. (sous la direction de), La Ville insoutenable, Paris, Belin, mai 2006, pp.257-268
  • TORIUMI Motoki, Les Promenades de Paris de la Renaissance à l’Epoque Haussmannienne – Esthétique de la Nature dans l’Urbanisme Parisien, thèse pour l’obtention du grade de docteur, sous la direction de BERQUE Augustin, à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, septembre 2001, 1155p.
 

  

EHESS
CNRS
UMR 8173 Chine Corée Japon

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Le marché japonais à l’épreuve de la spéculation

Conference - Jeudi 02 mars 2017 - 11:00Cléa PATIN, Maître de conférence à l’Université Jean Moulin -Lyon 3, donnera une conférence dans le séminaire collectif du Centre Japon le 2 mars 2017.Le rôle très actif des Japonais sur le marché de l’art international dans la seconde moitié des années 1980 a fait couler beaucoup d’encre, tant dans la presse nationale et étrangère, que les magazines spécialisés. Aux États-Unis et en Europe surtout, les Japonais ont été accusés de s’approprier de manière indue les « trésors » des pays occidentaux. Certes, le marché de l’art, dominé par les acheteurs nippons, a fourni un exemple très pur des phénomènes d’enchaînement des records, dans un objectif de rendement à court terme. De nouveaux opérateurs issus des milieux d’affaires et de la finance, rassurés par la publicité des prix en ventes publiques, stimulés par la liquidité potentielle des biens d’art et grisés par leur pouvoir d’achat, ont alors commencé à acquérir des œuvres en masse à New York, Londres ou Paris, avec le soutien de leurs mar­chands. Parallèlement, d’autres acheteurs – surtout de grands entrepre­neurs – ont aussi caressé des idéaux qui transcendaient leur sens des affaires. Heureux et fiers de pouvoir enfin posséder des chefs-d’œuvre internationalement reconnus, ils ont cherché à ouvrir leurs collections, à faire venir au Japon des tableaux dont beaucoup n’avaient vu que des reproductions, à diffuser l’art au sein de la société. La bulle a-t-elle donc mis en place des forces profondes, le Japon souhaitant agir dans le concert des nations sur la scène artistique mondialisée ? Les Japonais de l’époque ont-ils véritablement assumé une ambition de dominer le mar­ché international ? Quelles ont été les conséquences de l’éclatement de la bulle sur le quotidien des galeries et les mentalités ?Si à l’époque la presse occidentale était particulièrement critique et acerbe, il ressort aujourd’hui que c’est bel et bien le Japon, victime d’asymétries informationnelles très fortes avec les vendeurs occidentaux, qui est sorti grand perdant de cette période d’emballement. Aussi conjoncturelle soit-elle, la parenthèse de la bulle spéculative a imprimé dans l’inconscient collectif un profond traumatisme, qui n’a pas fini de han­ter les acteurs du marché de l’art. Nous verrons d’abord que les années 1987-1989, ont vu s’opérer un élargissement spectaculaire du marché. Grisés par leurs succès financiers, des spéculateurs ont dès lors perçu dans l’investissement artistique un moyen de diversifier leur acti­vité, de contourner les restrictions tardives imposées par les autorités sur les autres marchés, voire de mener quelques opérations peu licites à des fins de refinancement ou d’évasion fiscale. Malgré un léger décalage sur le marché de l’art, tous ont cependant été rattrapés par la récession au début des années 1990, qui a engendré faillites et scan­dales en chaîne, ainsi qu’un reflux massif des œuvres.(...)

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