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Un « abyssal défaut de profondeur »

Conférence - Jeudi 04 mai 2017 - 11:00Mathieur Capel, Maître de conférences à l’Université de Grenoble Alpes, donnera une conférence dans le cadre du séminaire collectif du Centre Japon.L’après-guerre a-t-il jamais pris fin ? Si de manière récurrente historiens et penseurs s’affrontent sur cette question, en fonction de leurs options méthodologiques et/ou de leurs positions idéologiques, le cinéma pose une distinction nette entre périodes d’après-guerre et de haute croissance. Son histoire témoigne en effet pour un vaste renouvellement du paysage cinématographique au cours des années soixante, tant au niveau de l’organisation de son industrie, que de ses propositions formelles. Jusqu’où, pourtant, cela est-il vrai ? Il est, de toute évidence, un « cachet » propre aux films de la période et, chez le spectateur contemporain, une sorte de reconnaissance intuitive lui permettant de distinguer presque à coup sûr un film de 1963 de son aîné tourné dix ans plus tôt. Mais comment fonder en théorie cette évolution ? Cinéaste et théoricien au cœur de la dite « Nouvelle vague » japonaise, Yoshida Kijû a livré dans ses films un diagnostic pénétrant des mutations dont la société japonaise est alors comptable. Sans doute le terme de mutations est-il d’ailleurs impropre : c’est une véritable rupture épistémologique qu’il décrit, justifiant dès lors la nécessité d’un cinéma rénové de fond en comble, à même de dire le contemporain - ce que le philosophe Giorgio Agamben appelle les « ténèbres du moment ». A ce titre son sixième film, Evasion du Japon (1964), faisant suite à La Source thermale d’Akitsu (1962) et 18 jeunes gens à l’appel de l’orage (1963), propose, sur fond de road-movie policier, une modélisation visionnaire, alors que se profile l’événement olympique. Il s’agit donc ici d’expliciter ce diagnostic, voir ce qu’il reprend de la pensée et des arts de son temps, ce qu’il devance, également, d’un « postmodernisme » qui alors est encore à définir. En d’autres termes : ce qu’il dévoile de la superficialisation et de la granulation du monde. 

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Collections et commerce de l’art à l’ère Meiji (1868-1912)

Journée(s) d'étude - Vendredi 10 mars 2017 - 09:30Journée d’étude organisée par le Centre de recherches sur le Japon (EHESS-UMR 8173) avec la collaboration du Musée Guimet.RésuméPendant l’ère Meiji, la perception des arts du Japon, anciens et contemporains, en Occident, tend à changer de décennie en décennie. C’est le fruit d’une connaissance croissante de l’histoire de l’art japonais, d’abord au Japon même, puis, parfois avec décalage, dans les sociétés occidentales ; tandis que le commerce international d’objets d’art ancien et contemporain, lui, reste important, mais change également au cours de la période. Or, ces processus historiques de connaissance croissante du « Japon artistique », pour reprendre un titre célèbre de Siegfried Bing, se déroulent en Occident de façon différenciée selon les événements et les contextes : expositions universelles, filières commerciales, acquisitions privées devenant collections publiques… Quels sont les facteurs historiques derrière ces phénomènes locaux, ces collections et ces filières d’objets ? En quoi leur genèse différenciée reflète-t-elle des réalités diverses du monde de l’art au Japon ?Étudier de tels processus d’échange et de constitution de collections d’objets est important pour saisir l’évolution des échelles de valeurs artistiques, donc l’image même de la culture du Japon, non seulement en Occident, mais au Japon même. En effet, cette évolution reflète l’image changeante, au Japon et parmi les Japonais du début du vingtième siècle, de la culture nationale elle-même. C’est pourquoi l’accent est particulièrement mis sur les facteurs historiques du côté japonais.La journée d’étude vise à contribuer aux travaux sur cette question, par le biais d’exposés portant sur des cas ponctuels, mais significatifs.Programme9h30 : Accueil des participants10h : Présentation de la journée : Arthur Mitteau (INALCO-CEJ, EHESS-CRJ)Collection, conservation et exposition des arts japonais en Occident sous Meiji : facteurs historiques et échelles de valeurModération : Christophe Marquet (INALCO-CEJ)10h15 : Hayashi Kumiko (JSPS, EHESS-CRJ)L’ancienne collection du Louvre, l’autre source du fonds japonais de Guimet. Création et évolutions (1893-1912).11h : Arthur Mitteau (INALCO-CEJ, EHESS-CRJ)Goûts classiques, goûts méconnus : logique et surprises de la constitution de la collection de peinture japonaise Fenollosa-Weld du Musée des Beaux-Arts Boston.11h45 : Coralie Legroux (Université Paris IV-Sorbonne, restauratrice du patrimoine habilitée auprès des musées de France)Exposer, encadrer et restaurer une peinture hors-cadre : les contraintes et les aspects matériels de l’exposition d’un kakemono en France au temps du japonisme.12h30 : DéjeunerÉvolution du commerce de l’art, évolution du regard au Japon, de Bakumatsu à MeijiModération : Midori Hirose (Université Paris Diderot-CRCAO)14h30 : Nishii Akane (EHESS-CRJ)Quel « Japon artistique » exporter ? Les hommes et les débats au Japon autour du commerce au départ de Yokohama, des industriels régionaux à la Société de l’Étang du Dragon.15h15 : Léa Saint-Raymond (Université Paris X-Nanterre-HAR)Le Japon à l’épreuve des enchères : étude statistique des ventes aux enchères publiques, 1860- 1900.16h-17h : Discussion finaleRéservation : arthur.mitteau@inalco.fr

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Ennobling the Savage Northeast

Conférence - Jeudi 16 mars 2017 - 11:00Nathan Hopson, Professeur à l'Université de Nagoya, professeur invité à l'EHESS en mars 2017, donnera une conférence dans le cadre du séminaire collectif du Centre de recherches sur le Japon.Northeast Japan (Tōhoku) became the subject of world attention six years ago, with the triple disaster of March 2011. However, Tōhoku’s history and significance to emic understandings of Japanese self and nationhood remain poorly understood. This lecture explores the region’s place in postwar Japanese thought, focusing on the period 1980-2011. After 1945, a group of mostly local intellectuals attempted to overcome this image and rehabilitate the Northeast as a source of new national values. In the 1980s, this early postwar Tōhoku recuperation movement became a critical source for antimodern, anti-Western, neoconservative valorization of native Japanese identity. Reconceived as a repository of unspoiled and authentic Japanese national roots and traditions, the Northeast was drafted into the culture wars to support the idea that Japanese culture enjoyed a special destiny as the panacea for modernity’s ills.

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Le marché japonais à l’épreuve de la spéculation

Conference - Jeudi 02 mars 2017 - 11:00Cléa PATIN, Maître de conférence à l’Université Jean Moulin -Lyon 3, donnera une conférence dans le séminaire collectif du Centre Japon le 2 mars 2017.Le rôle très actif des Japonais sur le marché de l’art international dans la seconde moitié des années 1980 a fait couler beaucoup d’encre, tant dans la presse nationale et étrangère, que les magazines spécialisés. Aux États-Unis et en Europe surtout, les Japonais ont été accusés de s’approprier de manière indue les « trésors » des pays occidentaux. Certes, le marché de l’art, dominé par les acheteurs nippons, a fourni un exemple très pur des phénomènes d’enchaînement des records, dans un objectif de rendement à court terme. De nouveaux opérateurs issus des milieux d’affaires et de la finance, rassurés par la publicité des prix en ventes publiques, stimulés par la liquidité potentielle des biens d’art et grisés par leur pouvoir d’achat, ont alors commencé à acquérir des œuvres en masse à New York, Londres ou Paris, avec le soutien de leurs mar­chands.Parallèlement, d’autres acheteurs – surtout de grands entrepre­neurs – ont aussi caressé des idéaux qui transcendaient leur sens des affaires. Heureux et fiers de pouvoir enfin posséder des chefs-d’œuvre internationalement reconnus, ils ont cherché à ouvrir leurs collections, à faire venir au Japon des tableaux dont beaucoup n’avaient vu que des reproductions, à diffuser l’art au sein de la société. La bulle a-t-elle donc mis en place des forces profondes, le Japon souhaitant agir dans le concert des nations sur la scène artistique mondialisée ? Les Japonais de l’époque ont-ils véritablement assumé une ambition de dominer le mar­ché international ? Quelles ont été les conséquences de l’éclatement de la bulle sur le quotidien des galeries et les mentalités ?Si à l’époque la presse occidentale était particulièrement critique et acerbe, il ressort aujourd’hui que c’est bel et bien le Japon, victime d’asymétries informationnelles très fortes avec les vendeurs occidentaux, qui est sorti grand perdant de cette période d’emballement. Aussi conjoncturelle soit-elle, la parenthèse de la bulle spéculative a imprimé dans l’inconscient collectif un profond traumatisme, qui n’a pas fini de han­ter les acteurs du marché de l’art. Nous verrons d’abord que les années 1987-1989, ont vu s’opérer un élargissement spectaculaire du marché. Grisés par leurs succès financiers, des spéculateurs ont dès lors perçu dans l’investissement artistique un moyen de diversifier leur acti­vité, de contourner les restrictions tardives imposées par les autorités sur les autres marchés, voire de mener quelques opérations peu licites à des fins de refinancement ou d’évasion fiscale. Malgré un léger décalage sur le marché de l’art, tous ont cependant été rattrapés par la récession au début des années 1990, qui a engendré faillites et scan­dales en chaîne, ainsi qu’un reflux massif des œuvres.

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Construire une maison moderne dans le Japon des années 1920 et 1930

Conférence - Jeudi 16 février 2017 - 11:00Conférence de Yola Gloaguen (Collège de France/CRCAO) dans le cadre du séminaire collectif du Centre de recherches sur le JaponÀ l’été 2015, la Cité de l’architecture et du patrimoine à Paris présentait une exposition intitulée « Japon, l’archipel de la maison ». Organisée en trois sections thématiques – « Maison d’hier », « Maison de Tōkyō », « Maison d’aujourd’hui » – cette exposition « cherchait à donner des repères historiques et contextuels clairs pour mieux comprendre l’élaboration de ces lieux de vie, que sont avant tout les maisons dessinées par des architectes au Japon ».L’objectif ainsi énoncé fait directement écho à la recherche à laquelle je me consacre depuis une dizaine d’années, sur la conception et la construction de l’habitat individuel moderne au Japon. Dans la perspective d’une histoire globale de l’architecture moderne, le but de cette recherche est de fournir les éléments nécessaires à la compréhension de la période de l’Entre-deux-guerres ; celle-ci constitue en effet une étape cruciale de la transformation des maisons traditionnelles japonaises en bois, conçues et construites par des charpentiers, en maisons contemporaines d’architectes. Par leur remise en question du paradigme occidental du mode d’habiter et de la conception de l’espace, ces dernières engendrent à la fois fascination et interrogation, voire une certaine incompréhension. Pourtant, la rencontre entre le Japon et le monde occidental de la fin du XIXe siècle et les influences croisées qui en découlèrent sont au cœur de ce processus. De ce point de vue, les dynamiques d’assimilation, mais également de divergence à l’œuvre sur le plan de la conception et de la construction architecturale restent largement méconnues.La recherche conduite entre le Japon et la France a été jusqu’à présent menée sous la forme d’une étude de cas, celui de l’architecte tchèque naturalisé américain Antonin Raymond (1888-1976) et des villas qu’il réalisa avec son équipe dans le Japon de l’Entre-deux-guerres. En partant du postulat selon lequel le contexte japonais des années 1920 et 1930 avait conditionné l’acquisition et l’élaboration d’un certain nombre d’outils théoriques et pratiques, le travail proposait de décrypter le processus de conception architectural qui avait conduit Raymond à créer quelques-unes des réalisations de référence de l’architecture moderne des années 1920 et 1930 au Japon. La présentation sera consacrée aux diverses facettes de ce processus ainsi qu’à leur application concrète dans la réalisation de villas, en accordant une attention particulière aux questions de divergences et d’harmonisation des savoirs et des techniques.

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Literary Process in Early Meiji Japan: Tendencies, Milestones and Accomplishments

Conference - Jeudi 02 février 2017 - 11:00Conférence de Yuliya Osadcha Ferreira (National Academy of Sciences of Ukraine; Kyiv) dans le cadre du séminaire collectif du Centre de recherches sur le Japon.The establishment of a modern literary discourse in Meiji Japan required the creation of new and fundamentally different prose from the entertaining and didactic gesaku (戯作) of the Edo period or classical medieval literature of the Heian period. For creating this new kind of prose, Japanese literati needed to put in place new tools to recast and develop the modern Japanese literature.First, they had to create a clear new literary language through which writers would be able to convey to their ideas to reader of all social strata regardless of their level of education. Second, they were led to "re-invent" the fiction into a specific genre of shōsetsu (小説), along with a canon and content. Third, they also had to work on changing traditional view of fiction-writing from the frivolous pursuit belonging to the entertainment world into a professional activity of social import, with its own high-minded milieu of writers and literary critics.This reconfiguration of literary production took place at a time of deep social upheaval in Japan and with eyes fixed on modern European poetics, which - in its great variety - was difficult for Japanese authors to grapple with. For the success in the creation of new and original texts, Japanese writers were indebted to their experience of European authors’ translations.This talk will revisit the social history of Meiji literature, from the 1868 Restoration to the mid 80s. It will show how the formation of a new literary and critical discourse in Japan have been the fruit of not only processes internal to the literary world but was in many ways shaped by extra-literary phenomena such projects undertaken under the banner of "civilization and enlightenment" (文明開化), the movement for the unification of the spoken and written language (言文一致運動), and educational reforms, the development of journalism and the emergence of the professional literary milieu (文壇). 

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Le paysage dans la littérature orientale

Rencontre - Vendredi 20 janvier 2017 - 19:00Rencontre avec Augustin Berque (CRJ-EHESS) et Michel Collot (Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3) dans le cadre de Lectures de paysages, zoom du salon de lecture Jacques Kerchache, au Musée du Quai Branly.Augustin Berque a fortement contribué au renouveau de la pensée sur le paysage. Il abordera la notion japonaise de mitate : « en matière de paysage, un lieu peut être un autre lieu, ou du moins être vu comme un autre lieu ».Michel Collot propose sa définition de la pensée-paysage en faisant dialoguer poésie et phénoménologie, Orient et Occident, plasticiens et écrivains, tradition et modernité.Rencontre avec Augustin Berque, géographe, orientaliste et philosophe, EHESS, auteur de La pensée paysagère, éditions Éoliennes, 2016 et de Formes empreintes, formes matrices, Asie orientale, éditions Franciscopolis, 2015 ; Michel Collot, professeur à l’université Sorbonne nouvelle Paris III, auteur de Poésie et paysage : Rencontre franco-coréenne, éditions L’Atelier des cahiers, 2009 et de La Pensée-paysage, éditions Actes Sud, 2011.

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Idly Scribbling Rhymers: Poetry, Nation, and Community in 19th Century Japan

Conférence - Jeudi 19 janvier 2017 - 11:00Conférence de Robert J. Tuck (Université de Montana) dans le cadre du séminaire interdisciplinaire du Centre de recherches sur le JaponDiscussions of Japanese literary modernity generally center on prose fiction rather than poetic genres, despite the important role poetry played in premodern Japanese literary culture. This paper, however, foregrounds two traditional poetic genres, kanshi (Sinitic poetry) and waka (modern tanka), and their role in Meiji-era (1867-1912) discourses of national literature (kokubungaku 国文学). As Meiji critics grappled with the creation and kokushi 国詩),” they also attempted in tandem to delineate the boundaries of national-poetic community. Exploring the poetry and critical writings of Meiji poets Masaoka Shiki 正岡子規 (1867-1902), Yosano Tekkan 与謝野鉄幹 (1873-1935), and kanshi poet Kokubu Seigai 国分青厓 (1857-1944), I highlight the fault lines and unstable boundaries of this national-poetic community, arguing that Japanese poetic modernity resisted the idea of nation and national-poetic community as synonymous. Tekkan, Seigai et al’s definitions of poetic community through exclusion and hierarchy – that is, who should not be a Japanese poet – complicate previous narratives of Meiji national literature that stress literary works as a focal point for visions of a cohesive national community. In both kanshi and waka, political factionalism and notions of hierarchical masculinity were major fault lines in the national-poetic project. The 1870s popularity of quasi-erotic kanshi, the so-called “fragrant-style (Ch. xianglian ti, J. kōrentai香奩体),” elicited attacks on practitioners as immoral, feminized, and corrosive to ‘proper,’ vigorous masculinity. With “fragrant-style” poems popular within the Meiji government, poetic masculinity became entangled with political factionalism, anti-government poets (notably Seigai) conflating poetics and politics to paint fragrant-style poets as weak and unworthy to represent the nation. Similar anxieties over poetic effeminacy influenced Meiji discussions on waka; despite government promotion of waka as a national poetry, as in the imperially-convened New Year’s Poetry Party (utakai hajime 歌会始) and official Bureau of Poetry (Outadokoro 御歌所), much Meiji discourse on waka reflected concerns that the genre’s themes of wistful love made it insufficiently ‘manly.’ As Tekkan condemned the Outadokoro as effeminate and waka as “women’s literature,” here too fault lines of gender and political factionalism disrupted the seemingly natural adoption of waka as a national poetry.   

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Confucianism and Sinosphere as Non-Chinese: a Globalized History of Early Modern and Modern Confucianism

Conférence - Jeudi 01 décembre 2016 - 11:00Kiri PARAMORE (Université de Leiden) donnera une conférence dans le cadre du séminaire collectif du Centre Japon.Comprised of two parts, one on early modern history, and one on modern history, this talk attempts to problematize the traditional association of both Confucianism and broader ideas of a Sinosphere with Chinese culture and identity.The first part of the talk argues that by the early modern period (at least by 1650) Confucianism operated across East Asia, both in configurations of culture and identity, and through institutional frameworks like diplomacy, in ways where it was clearly differentiated as a universalist paradigm against ethnic and cultural conceptions related to states. This was the case in Vietnam, Japan, Korea, but also in China. This differentiation relied upon shared understandings for how universalist paradigms could interact with a diversity of ethnic, cultural and national identities in different states, and an inherent acceptance of that diversity. The second part of the talk argues that in the modern period (particularly after the 1880s), in a global political context much less open to diversity, ownership of a more narrowly defined Confucianism was rather fought out between the different nation states, with Japan in particular powerfully employing Confucianism as a key plank in its pan-Asian ideology of imperialism in East and Southeast Asia. This kind of nationalist employment was later replicated in ROC Taiwan, South Vietnam and other states. In both the early modern and modern examples discussed, Japanese states, thinkers, and examples provide a particularly clear insight into complex ways that ideas of Sinosphere and Confucianism were disengaged from simple concepts of China during both these periods. 

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CNRS
UMR 8173 Chine Corée Japon

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Confucianism in Modern Japan

Conference - Jeudi 18 mai 2017 - 11:00Conférence de Takahiro NAKAJIMA, Professeur à l’Université de Tôkyô, professeur invité à l'EHESS en mai 2017, dans le cadre du séminaire collectif du Centre de recherches sur le Japon.In the process of modernization in Japan, Confucianism played an important role to educate modern intellectuals. Mishima Chūshū was a founder of Nishōgakusha, in which Confucianism mainly based upon modern Yōmeigaku as well as modern law influenced by French law were taught. It was not an institute of traditional Confucian education, but a modern institute for modern scholarship. Natsume Sōseki who was one of the alumni of Nishōgakusha and became the first national novelist in modern Japan was deeply influenced by Mishima and his teaching of Confucianism. Nakae Chōmin who was a representative Yōmeigaku scholar and a translator of Jean-Jacques Rousseau was also impacted by Mishima. By focusing on the influence to students such as Sōseki and Chōmin, I would like to figure out the overlook of Confucian Education at Nishōgakusha and put it in a wider context of Meiji Education. Then I turn to think of philosophy of Mishima himself, especially focusing on his “doctrine of the unification of moral righteousness and profit” 義利合一論, which supported Japanese capitalism from the ideological point of view in tandem with Shibusawa Eiichi. As a conclusion, I would like to sketch one aspect of Confucian education in Modern Japan not as a simple reactionary conservatism, but as a modern device of Japanese modernity.

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