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Eleni Panagouli

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Titre de thèse

"La rencontre de la ville et de la forêt. L’action publique et les territoires de la nature en Grèce"

Directeur de thèse : Augustin Berque

Résumé

La thèse explore le conflit entre l’urbanisation et la protection forestière en Grèce en mettant en perspective les deux secteurs de l’action publique, forestier et urbain. En premier lieu, au niveau des institutions et de leurs effets, la thèse analyse les politiques forestières et les politiques urbaines, leur interaction et leurs perspectives européennes par des recherches archivistiques et bibliographiques. Elle porte une attention particulière au statut contesté de la propriété et de l’usage des sols en Grèce en explorant l’application des dispositifs techniques et administratifs d’inventaire des forêts et d’attribution du caractère forestier aux sols. En deuxième lieu, la thèse élargit la question des politiques publiques en prenant en compte les principes cognitifs générés par une multitude d'acteurs. Elle explore l’organisation et les pratiques professionnelles et scientifiques des groupes d'experts, des forestiers et des urbanistes, en traitant de leur discours collectif, scientifique et syndical ainsi que des entretiens. Elle interroge leur rôle dans le jeu d’acteurs, les relations entre eux et avec les autres groupes d’action publique, en particulier le mouvement écologique et les juristes, ainsi que leurs échanges au niveau européen. En troisième lieu, la thèse analyse les aspects territoriaux de ces rapports. D’un côté elle étudie le cas du mont Parnès et de l’autre les régions protégées de réseau Natura 2000, en traitant des entretiens et des données cartographiques, démographiques et paysagères.

Le travail entreprend d’abord une rétrospective historique qui commence avec la proclamation du nouvel État grec pour arriver jusqu’à l’insertion de l’environnementalisme. Ensuite, la problématique concerne la période qui débute en 1974 et la chute de la dictature jusqu’aux années 1990. C’est la période du tutorat étatique et de l’institutionnalisation de l’environnement. Enfin est étudiée la période du tournant des politiques inter-sectionnelles et territorialisées suite à l'émergence de la notion du développement durable dans les années 1990 jusqu’au déclenchement de la crise européenne de la dette publique en 2010.

Mots clès

Forêt, urbanisation, écologie, territoire, action publique, usages du sol, cadastre, gestion, régions protégées, sociologie politique, sociologie des sciences.    

EHESS
CNRS
UMR 8173 Chine Corée Japon

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Le marché japonais à l’épreuve de la spéculation

Conference - Jeudi 02 mars 2017 - 11:00Cléa PATIN, Maître de conférence à l’Université Jean Moulin -Lyon 3, donnera une conférence dans le séminaire collectif du Centre Japon le 2 mars 2017.Le rôle très actif des Japonais sur le marché de l’art international dans la seconde moitié des années 1980 a fait couler beaucoup d’encre, tant dans la presse nationale et étrangère, que les magazines spécialisés. Aux États-Unis et en Europe surtout, les Japonais ont été accusés de s’approprier de manière indue les « trésors » des pays occidentaux. Certes, le marché de l’art, dominé par les acheteurs nippons, a fourni un exemple très pur des phénomènes d’enchaînement des records, dans un objectif de rendement à court terme. De nouveaux opérateurs issus des milieux d’affaires et de la finance, rassurés par la publicité des prix en ventes publiques, stimulés par la liquidité potentielle des biens d’art et grisés par leur pouvoir d’achat, ont alors commencé à acquérir des œuvres en masse à New York, Londres ou Paris, avec le soutien de leurs mar­chands. Parallèlement, d’autres acheteurs – surtout de grands entrepre­neurs – ont aussi caressé des idéaux qui transcendaient leur sens des affaires. Heureux et fiers de pouvoir enfin posséder des chefs-d’œuvre internationalement reconnus, ils ont cherché à ouvrir leurs collections, à faire venir au Japon des tableaux dont beaucoup n’avaient vu que des reproductions, à diffuser l’art au sein de la société. La bulle a-t-elle donc mis en place des forces profondes, le Japon souhaitant agir dans le concert des nations sur la scène artistique mondialisée ? Les Japonais de l’époque ont-ils véritablement assumé une ambition de dominer le mar­ché international ? Quelles ont été les conséquences de l’éclatement de la bulle sur le quotidien des galeries et les mentalités ?Si à l’époque la presse occidentale était particulièrement critique et acerbe, il ressort aujourd’hui que c’est bel et bien le Japon, victime d’asymétries informationnelles très fortes avec les vendeurs occidentaux, qui est sorti grand perdant de cette période d’emballement. Aussi conjoncturelle soit-elle, la parenthèse de la bulle spéculative a imprimé dans l’inconscient collectif un profond traumatisme, qui n’a pas fini de han­ter les acteurs du marché de l’art. Nous verrons d’abord que les années 1987-1989, ont vu s’opérer un élargissement spectaculaire du marché. Grisés par leurs succès financiers, des spéculateurs ont dès lors perçu dans l’investissement artistique un moyen de diversifier leur acti­vité, de contourner les restrictions tardives imposées par les autorités sur les autres marchés, voire de mener quelques opérations peu licites à des fins de refinancement ou d’évasion fiscale. Malgré un léger décalage sur le marché de l’art, tous ont cependant été rattrapés par la récession au début des années 1990, qui a engendré faillites et scan­dales en chaîne, ainsi qu’un reflux massif des œuvres.(...)

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